Ils ont dit
"Bravo au Tiboblog, je n'aurais pas fait mieux" (Emile Zola)
"Rien que pour le Tiboblog, je regrette d'être mort" (L'Abbé Pierre)
"La révolution est en marche. Debout les damnés de la Terre!" (Laurent Romejko)
"C'est vrai, le Tiboblog m'attaque beaucoup. En même temps, je le mérite. D'ailleurs, je me retire de la vie politique". (Nicolas Sarkozy)
"Navarro, j'écoute?" (Roger Hanin)
"Aucun avion ne s'est écrasé sur le Tiboblog" (Thierry Meyssan)
Ken Loach, cinéaste engagé à l'extrême-gauche (il a soutenu Besancenot pendant les présidentielles) dresse ici un portrait noir des relations sociales.
Son héroïne commence mal le film: plutôt que la main au cul de son patron, elle préfère prendre le pied (au cul, aussi) et par la même occasion, la porte.
Pour refaire surface, elle fonde alors une société d'interim, franchissant souvent les limites de la légalité, tout en abusant ses salariés.
On a parfois reproché au cinéaste d'être manichéen, en filmant de gentils ouvriers spoliés face aux méchants patrons. On y est encore. Ainsi, cette jeune femme passe rapidement du statut de victime à celui de coupable. Comme si la montée de l'ascenseur social menait forcément du mauvais côté de la morale. Sombre constat.
Loach en rajoute même un peu dans le côté "pourriture" puisque non seulement la néo-patronne exploite ses ouvriers mais en plus, elle dénonce des immigrés clandestins à la police. Quand Hortefeux rencontre Parisot.... Mais le discours est trop attendu et filmé platement. Une vraie déception.
Flash-back: fin juillet 2007.
Deux mois après les élections présidentielles. Je revenais doucement vers les journaux pour me tenir au courant de l'actu politique après avoir marqué une pause conséquente à ma déception démocratique.
C'était difficile de s'y remettre.
Les journaux nous martelaient la tête avec Sarkozy, érigé en Dieu vivant. On disait alors que sa côte de popularité était record (après vérification, c'était faux). On parlait des infirmières bulgares détenues en Lybie tout juste libérées et on glorifiait le couple-Sarkozy.
On voyait aussi apparaître de nouvelles têtes, jeunes loups de droite type traders de Wall Street, fascinés par les Etats-Unis (où Sarkozy allait passer ses vacances) et considérant certainement la majorité des français comme des ploucs pas dignes de leur rang.
Sept mois plus tard...
1°) Sarkozy a bien dévissé dans les sondages: 39% à la dernière livraison. Vie privée exposée jusqu'à la nausée, que dis-je, jusqu'au dégueuli, promesses non-tenues et trahies avec désinvolture ("les caisses sont vides..."), attaques répétées contre la laïcité, décalage entre les attentes des français et les propositions politiques (en quoi la fin de la pub sur France Télévisions va-t-elle augmenter notre pouvoir d'achat?)...La coupe est pleine, n'en jetez plus.
39%. Je me marre bien.
2°) Le couple de héros a vécu. Carla Bruni, qui a le coeur à gauche et le cul à droite, a remplacé Cécilia SMS. Et l'ex a montré sa mythomanie. Ainsi, dans l'un des (nombreux) livres sortis à son sujet, Cécilia raconte qu'elle aurait libéré les infirmières bulgares façon commando-Rambo, avec des gardes du corps qui défoncent les portes des cellules. Mon cul, a-t-on répondu du côté des services secrets et des officines de l'Elysée. Mon cul, aurait aussi pu répondre Kadhafi. Mais Sarkozy ne lui a pas demandé quand il l'a si chaleureusement reçu.
3°) Quant aux jeunes loups bushistes...J'avais déjà noté que David Martinon n'avait pas le charisme de Tom Cruise, ne lui en déplaise. Mais de le voir achever sa carrière politique (déjà!) dans une telle cruauté, avec des champions de la trahison (Jean Sarkozy, si jeune, si traître, si tête à claques) qui lui ont poignardé le dos. J'ai presque de la pitié pour lui.
Voilà une belle illustration des méthodes à la Sarkozy qui ne devraient pas augmenter les sondages vers le haut.
Sept mois plus tard...la baudruche a bien dégonglé. Vivement les municipales!
"Nicolas Sarkozy est devenu le lauréat incontesté du prix Silvio Berlusconi de l'homme politique européen le plus embarassant du moment(...)Le problème de son histoire d'amour, c'est qu'on la juge en France assez minable, plus Bidochon que flaubertienne (...) Les maladresses du chef de l'Etat français, son côté nouveau riche et ses faux pas nous paraissent tout bonnement comiques" (Times)
"La France a réussi à élire un ado attardé à la présidence (...)[lors de sa visite au Vatican] Sarko a passé l'essentiel de son temps à loucher sur son portable pour voir s'il avait reçu des SMS de la Bruni sans doute. C'est tout à fait le genre de chose que Paris Hilton ou Britney Spears pourraient faire, sauf que, pour leur rendre justice, aucune d'entre elles ne dirige la sixième économie du monde"(...)Au fond de lui, Nicolas ressemble à une gamine de treize ans" (Le Daily Telegrah)
Et boum, boum et re-boum. Ca donne envie d'émigrer, tiens.
Voilà une nouvelle qui m'a scotché. Heath Ledger, 28 ans, a été retrouvé mort mardi à New-York. Triste destin pour celui qui fut magnifique dans Le secret de Brokeback
Mountain en homo refoulé (au premier plan, sur l'image).
Il sera à l'affiche du nouveau film de Christopher Nolan, la suite de Batman: The dark knight.
Du gâchis.
