Ils ont dit
"Bravo au Tiboblog, je n'aurais pas fait mieux" (Emile Zola)
"Rien que pour le Tiboblog, je regrette d'être mort" (L'Abbé Pierre)
"La révolution est en marche. Debout les damnés de la Terre!" (Laurent Romejko)
"C'est vrai, le Tiboblog m'attaque beaucoup. En même temps, je le mérite. D'ailleurs, je me retire de la vie politique". (Nicolas Sarkozy)
"Navarro, j'écoute?" (Roger Hanin)
"Aucun avion ne s'est écrasé sur le Tiboblog" (Thierry Meyssan)
Ce blog est légèrement ralenti et c'est normal car j'ai beaucoup de boulot. Mais je suis encore en vie.
Pour l'instant.
Depuis quelques mois, j'ai déménagé et j'habite dans un appartement au quatrième étage, ce qui est un peu haut quand on est claustro comme moi et qu'on porte un point de vue sur les
ascenseurs identiques au point des vue des prêtres traditionalistes sur les back room sadomasos. C'est "le mal".
Bref.
Depuis quelques temps, mon connard de voisin du haut écoute de la musique à fond les watts. Plusieurs fois par semaines et toujours à la même heure: vers une heure du mat'.
Je ne sais pas ce qui lui prend, ce doit être l'un des piliers de la religion des gros boulets: écouter de la variétoche française en pleine nuit.
Quelques fois, il m'est arrivé de crier dans mon lit "MOINS FORT" et le succès ne fut pas implacable. J'apprends à connaître son comportement: cet être ne connaît pas la discrétion. Même quand il
gerbe, je l'entends.
Une autre fois, je retrouve de la bouffe sur le rebord de ma fenêtre.
Mais la nuit la plus troublante se passa il y a quelques semaines: je fus réveillé par des cris atroces comme si on torturait quelqu'un. Le temps que je reprenne totalement mes esprits et les
cris s'étaient tus. N'empêche, ça interroge.
La nuit dernière, alors que j'étais parti pour dormir d'un lourd sommeil, je suis réveillé - une énième fois - par l'album best of de Renaud écouté au mépris de la plus élémentaire des
discrétions.
Cette fois, je me suis décidé à monter. Je n'avais jamais vu sa gueule et forcément, je me demandais un peu à quoi il allait ressembler, pas très confiant. J'ai sonné mais je ne
l'ai pas vu: il n'a même pas répondu. Vingt minutes plus tard, la musique s'est enfin arrêtée.
Du coup, aujourd'hui, j'étais franchement en pétard et je me suis dit qu'il méritait quand même de se faire calmer, bordel de merde de putain de bordel à cul. A midi, j'ai donc sonné à sa porte,
une fois de plus. Et là, pardonnez-moi mais je vais passer au Présent parce que c'est plus simple.
D'abord, il n'y a pas de réponse. Je re-sonne. Cette fois, j'entends du mouvement. Puis une voix, forte et agressive: "C'EST QUI?!"
Là, je me dis "merde". J'avais espéré tomber sur un jeune étudiant boutonneux: c'est sûrement raté. Donc, je réponds, peu assuré: "Heuuuu, c'est un voisin".
La voix me répond: "ET KESKI VEUT?!".
Re-merde. "Et bien, heu, c'était au sujet de la musique, heu, qui est un peu forte, la nuit, heu".
A ce moment-là, je l'entends ouvrir ses 379 verrous. Et il m'apparaît.
Re-re-merde. Ce type a un physique à avoir couché avec sa grand-mère enfant et à tuer des prostituées. Les cheveux dégarnis, des lunettes cerclées, un teint pâle, un corps grassouillet. Et
surtout, il m'ouvre la porte en marcel et en caleçon.
Là, je me dis que je vais éviter les soucis. Très aimablement, je lui dis "bonjourjenevousdérangepas, non, ouidoncenfaitc'estlamusiquequiestunpeuforte, des fois,
etdoncjemedemandaissiparhasard, hein, vouspourriezlabaisser? un peu?"
Le type me répond, un peu plus sympathiquement: "Ah, des fois, je me laisse aller. Faut frapper à la porte dans ce cas-là".
J'avais juste envie de lui répondre: "Et tu crois que j'ai ça à foutre, espèce de violeur de petits chats?" mais j'ai dit "ah
d'accord...heu...c'estàdirequej'aisonnéhiermaisvousm'avezpasrépondu".
"Ah, j'ai pas dû entendre. Et sinon, vous habitez où exactement?"
Sapristi, la question piège! Je lui ai répondu la vérité, j'aurais du dire la porte en face, comme ça, c'est la petite vieille de l'immeuble qui se fera trucider à ma place quand
ses pulsions meurtrières prendront le pas sur son allure (moyennement) civilisée. Mais non, j'ai merdé.
Tout ça pour dire que si un jour, le blog ne donne plus signes de vie, c'est peut-être parce que j'aurais été séquestré et assassiné dans un immeuble avec un gode ceinture en latex enfoncé dans
les narines.
A ce moment-là, vous saurez qui a fait le coup.

Premier article politique de l'année...
J'ai écouté un bout de la longue intervention de Sarkozy ce matin et, pour le peu que j'ai regardé, j'ai été surpris de nombre de conneries balancées. Et par la même occasion du silence des journalistes en face.
1°) Quand Joffrin accuse Sarkozy de "monarchie élective".
Présent, le patron de Libé a accusé Sarkozy d'exercer le pouvoir de façon monarchique et a donc utilisé cette formule. Réponse de Sarkozy: "La monarchie c'est héréditaire et je ne suis pas le fils illégitime de Jacques Chirac". Aussitôt rire des journalistes en face, bon public et bons lèches bottes.
Sauf que, gros malin, jusqu'en 1223, le roi était élu et non nommé en vertu de ses gènes. Mais on sait depuis la campagne et plus encore maintenant que la question de la génétique obsède Sarkozy...
2°) A propos de sa "vie privée"
Quand une journaliste pose LA question, celle qui, j'en suis sûr, passionne la planète entière, au sujet de la mise en scène de la vie privée de Sarkozy, celui-ci répond que c'est de la faute aux journalistes et nia nia nia et lui, il voulait juste passer des vacances tranquilles...
Certes, les journalistes ne sont pas blanc-blanc, loin de là. Mais plus loin, Sarkozy ajoute que si mariage il y a, les journalistes ne le sauront sans doute qu'après son déroulement.
Aveu cinglant de Sarkozy: quand il veut cacher sa vie privée, il y arrive très bien, donc.
3°) A propos de "Fillon collaborateur"
Quand un journaliste (je crois que c'était Joffrin, encore) fait référence à ce jour où Sarkozy avait qualifié son premier ministre Fillon de "collaborateur", il la ramène encore en disant qu'il met au défi quiconque de retrouver la phrase en question, sous-entendant qu'il ne s'agit là que d'une invention de la presse.
Que dalle. Cet après-midi, sur le site de Libé, on peut retrouver la trace de ce qui était une interview accordée à Sud Ouest. Dommage que les journalistes ne l'aient pas rappelé lors de la conférence.
4°) A propos des 206% d'augmentation de salaire
Simple réplique de Sarkozy "M'attaquer sur mon salaire, c'est faire preuve de populisme".
De sa part, c'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité. Et quelle réponse courte...Tout simplement consternant.
5%) Les 35 heures
"Je veux en finir avec les 35 heures". C'est la principale mesure annoncée par Sarkozy. Lui-même qualifiait la loi Aubry d'acquis social en novembre dernier. Donc, il veut supprimer un acquis social.
Mais cette suppression annulerait deux mesures que Sarkozy a survendues: le paiement majoré des heures supplémentaires, qui n'auraient plus lieu d'être... puis la monétisation des RTT, qui n'existeraient plus...En clair, il ne sait pas où il va. Et c'est n'importe quoi.
6°) A propos de Kadhafi et de Poutine
Plusieurs fois lors de sa conférence de presse, Sarkozy a qualifié de "ridicules" les attaques dont il avait été victime lors de la visite tapegeuse du dictateur lybien ou après ses chaleureuses félicitations au dictateur russe. Réponse de Sarkozy: "on a besoin d'eux" et "je ne voulais pas les blesser".
Ôôôôô...Les pauvres petits chéris...
Et pas un seul journaliste pour rappeler les propos de campagne de Sarkozy qui trouvait honteux de "serrer la main à Poutine", disait "je ne crois pas à la realpolitik" et voulait assurer une "diplomatie des droits de l'homme".
En une demi-heure, ça nous fait un beau flot de conneries...le tout balancé avec ce ton de beauf façon Bigard. Ce type n'est vraiment pas à la hauteur du poste.

Premier article de 2008. A ce sujet, je vous souhaite une belle année.
Commençons cependant par un film pas joyeux du tout du tout.
Sur les pas d'Eastwood
A Boston, dans un quartier pauvre, une petite fille disparaît. Sa mère est une junkie et son père est inconnu au bataillon. Face à l'impuissance des flics, un couple de jeunes détectives est chargé par la famille de mener l'enquête.
Comme le chef-d'oeuvre d'Eastwood, Mystic River, Gone baby, gone est adapté d'un bouquin de Dennis Lehane. On retrouve logiquement beaucoup d'éléments communs: ambiance désespérée, image bleu-nuit comme si le soir ne cessait de tomber, petit quartier où tout le monde se connaît depuis l'enfance et s'est vu chuter, questionnements sur le bien, le mal, la rédemption et la justice.
Pour son premier film derrière la caméra, Ben Affleck (qu'on connaissait déjà très bon scénariste et dialoguiste avec Will Hunting) n'a pas choisi la facilité. Contre toute attente, il s'en sort très bien.
Interdit chez les anglais
Son discours politique frappe juste sans chercher le moins du monde à être lisse. Il n'est pas difficile d'y voir le lien tissé entre la situation sociale d'un quartier dépeint comme une prison et les ravages qui y sont faits: violence, drogue et sexe. Affleck se coltine aussi quelques thèmes extrêmement glauques, comme la pédophilie, et ne craint pas de montrer, même rapidement, le cadavre d'un enfant tout juste abusé. A noter que la frappante ressemblance entre la fillette disparue et la petite Maddie n'en est que plus malaisante (le film a d'ailleurs été interdit en Grande-Bretagne).
Comme film de genre, Gone baby Gone est a aussi de grandes qualités bien que le niveau soit légèrement inférieur. L'enquête captive mais la densité du roman a du mal à être totalement retranscrite dans le métrage. Du coup, la dernière demi-heure voit s'aligner plusieurs coups de théâtre dont l'accumulation rapide frise parfois le tirage par les cheveux.
Côté casting, l'acteur Affleck a choisi avez nez des collègues: son frère Casey, aussi surprenant que son personnage de petit gringalet muni d'une paire de c... maousses mais aussi Ed Harris, enthousiasmant en flic désabusé.
Vivement le deuxième.
Abbé Pierre
Jean-François Deniau
Jean Baudrillard
Lucie Aubrac,
Jean-Pierre Cassel,
Jean-Claude Brialy
Claude Pompidou
Michel Serrault
Cardinal Jean-Marie Lustiger
Raymond Barre
Pierre Messmer
Jean-François Bizot
Jacques Martin
Marcel Marceau
Pierre Granier-Deferre
Maurice Béjart
Pierre Miquel
Fred Chichin,
Julien Gracq
Philippe Clay
Benazir Bhutto
Grégory Lemarchal
Luciano Pavarotti
Bézu
Anna Nicole Smith
Henri Troyat
Michelangelo Antonioni
Ingmar Bergman
Boris Eltsine
Doc Gyneco
Faudel
Le Parti Socialiste
François Baroin (on l'avait oublié, lui, hein?)
