Rubriques

Newsletter

Inscription à la newsletter
 

Ils ont dit

"Bravo au Tiboblog, je n'aurais pas fait mieux" (Emile Zola)

"Rien que pour le Tiboblog, je regrette d'être mort" (L'Abbé Pierre)

"La révolution est en marche. Debout les damnés de la Terre!" (Laurent Romejko)

"C'est vrai, le Tiboblog m'attaque beaucoup. En même temps, je le mérite. D'ailleurs, je me retire de la vie politique". (Nicolas Sarkozy)

"Navarro, j'écoute?" (Roger Hanin)

"Aucun avion ne s'est écrasé sur le Tiboblog" (Thierry Meyssan)

Vendredi 28 décembre 2007
On continue avec la télévision:

L'émission de l'année : Dexter

Une excellente série avec le toujours excellent Michael C. Hall.

La daube de l'année: Jean-Pierre Pernault

Avec la victoire du petit ami de Carla Bruni, Jean-Pierre s'est bien lâché dans ce que certains appellent son Journal Télévisé.  Son moment d'apothèose se déroula lors des grèves contre la réforme des régimes spéciaux où  il prit la place de David Martinon tranquillou, jour après jour. Faut dire qu'il est nul, Martinon.
Vendredi 28 décembre 2007
On passe à la rubrique cinéma.

Le film de l'année: Le scaphandre et le papillon, de Julian Schnabel.

J'en pleure encore.

Le navet de l'année: Promise-me this, d'Emir Kusturica

Bon, je l'ai vu à Cannes. En fait , il ne sort qu'en janvier, en France.  Un conseil: n'y allez pas.


Vendredi 28 décembre 2007
Il est venu le temps de  décerner les palmes de l'année, comme c'est la coutume depuis la création de ce blog, en 2005. Nous retrouvons donc nos catégories habituelles:


Le winneur de l'année: Silvio Berlusconi.

On se souvient de sa défaite en Italie. Qu'à celà ne tienne,  après avoir bossé son français et fait un peu de chirurgie esthétique, il a réussi à rebondir et à se faire élire président de la république française. Chapeau.

Le looseur de l'année: Le militant socialiste de Mulhouse.

Une pensée émue pour ce brave militant qui, la rose au poing, s'en allait coller des affiches pendant les législatives afin de barrer la route à Sarkozy. Son candidat n'en réclamait pas moins, à l'époque. Il s'appelait Jean-Marie Bockel.
Depuis, son candidat a quitté le PS, est entré au gouvernement, a craché sur ses anciens amis, approuvé le paquet fiscal, les tests ADN, les franchises médicales, n'a pas dit un mot lors de la visite de Kadhafi, lors des remerciements sarkozystes à Poutine et j'en passe.
Salut à toi, jeune militant.

La femme de l'année: Aurélie Filipetti

Si vous ne la connaissez pas, voici une courte présentation. Jeune membre du PS, elle a été porte-parole de Ségolène Royal pendant la campagne, ce qui n'était déjà pas chose évidente. Ensuite, elle a réussi à être élue députée en Lorraine face à Gérard Longuet. Puis, elle a été l'une des seules à juger scandaleux que le régime spécial de retraite des députés ne soit pas compris dans la réforme (rendons justice, il y a aussi un jeune UMP qui s'y est risqué, c'est Benoit Apparu).
Enfin, dernier exploit, Aurélie Filipetti est socialiste. Et figurez-vous qu'elle ne soutient pas Sarkozy.
Dingue, non?
Bon, en même temps, j'avais pas d'autre idée.

Le facho de l'année:
Philippe Meunier.

Là aussi, vous ne connaissez peut-être pas. Présentation: Député du Rhone, à l'UMP, ce sémillant politicien a soutenu avec vigueur les tests ADN à l'Assemblée Nationale en tenant ces propos:
"Ceux qui se plaisent à déformer l’objet du texte [du projet de loi sur l'immigration] font le jeu des polygames et autres individus qui considèrent qu’une femme est née pour être voilée, voire lapidée. »
Comme ça ne suffisait pas, il a ajouté:
"
Au côté de Vercingétorix et de Charles Martel, du maréchal Foch et du général de Gaulle, des millions de Français sont morts au combat pour que nous puissions avoir le droit de vivre libres, dans le respect de nos racines et de notre identité nationale. Ne l’oublions pas ! Un peuple libre doit pouvoir choisir qui il accueille sur son territoire. »

Ah ça...Faire référence à Charles Martel au moment où l'on parle d'immigration, fallait la faire. Notez que son patron, Sarkozy, a bien rendu hommage à la France des Croisades pendant la campagne électorale...


Mais cette année, j'ajoute une nouvelle catégorie:

Le traître de l'année: Eric Besson.

On ne le présente plus. Notez qu'il y avait des candidats au poste: Cavada, Hervé Morin, Maurice Leroy, Kouchner, Amara, Bockel (donc)...Mais personne, à part Besson, n'a encore écrit de livre pour démolir son adversaire avant de le rejoindre avec léchage de pompes en primes et en terminant par un autre bouquin pour démolir, cette fois, son ancienne patronne. Rien qu'en l'écrivant, ça me sidère.


Jeudi 27 décembre 2007
legende.jpg
Peut-être le dernier film de l'année, l'un  des meilleurs. Je vais vous causer ici de Je suis une légende.

Tiré d'un bouquin de Richard Matheson sur lequel d'autres se sont déjà cassés les dents (Ridley Scott, Kassovitz...), le film est signé d'un certain Francis  Lawrence, que je ne connaissais pas, mais qui a déjà signé Constantine, que je n'ai pas vu et dont je me contrefous, par ailleurs.


Dans un  futur proche, le monde a été ravagé par un virus. Il semble ne rester qu'un seul survivant, le savant Robert Neville, ainsi que son clébard. Les autres représentants de la race humaine sont devenus des monstres sanguinaires qui, tels des vampires, ne sortent que la nuit et meurent  dans la seconde où ils sont exposés au soleil.

A ma grande surprise, Je suis une légende n'est pas une sinistre merde hollywoodienne. Bien au contraire, le film ménage une ambiance angoissante et passionnante tout à fait réussie et ne recule pas (trop) devant la noirceur. La science-fiction laisse souvent place au film d'épouvante, avec brio. C'est aussi un film qui donne à comprendre sans servir tout chaud les informations. De la subtilité, donc. Et de la réflexion.

Dans le rôle  principal , seul à l'écran, la plupart  du temps, comme Tom Hanks l'était dans Seul au monde, Will Smith est épatant. Il ne cède pas une seule seconde au one-man show ou à ses tics de rigolards un peu pénibles. Tout en sobriété.


Certes, il y a quelques points moins aboutis. Ainsi, les monstres portent trop la trace des effets numériques. Vu le paquet de fric qui a servi de budget au film, on aurait pu avoir droit à des créatures plus réalistes. Mais grâce à l'obscurité, fidèle amie de la trouille, et au mouvement impressionnant que créé cette troupe de vampires, se déplaçant toujours en meute, le poil se hérisse tout de même.

Reste le problème de la fin. On pense beaucoup à Signes de Shyamalan.  Les deux films se terminent à l'issue d'un huis-clos (réussi) mais ne peuvent s'empêcher d'entonner un petit refrain sur la foi, le destin et l'existence de Dieu. C'est fatigant de ne pas être croyant, parfois. Merde.


Il n'empêche, Je suis une légende est une vraie réussite. Comme la Science-Fiction n'est plus ce qu'elle était, ma brave dame, ce film peut aussi être considéré comme une belle date dans son Histoire. Ouais carrément, ouais.
 
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus