Dimanche 23 octobre 2005
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Disons que le fil conducteur de ce blog, c'est l'image...Observons celle-ci.
Le doigt est déterminé. Homme convaincu. Con vaincu en 2007, espérons. Quel doigt, au fait? D'ici, on voit pas bien. Peut-être le majeur. Du genre "allez vous faire foutre"...Du genre "ouais, j'ai été cocu mais maintenant j'ai une nouvelle meuf et elle bosse au Figaro"...
Un doigt qui montre la-haut. La haut où on devine un logo UMP - Union pour Ma Pomme...A moins que ce ne soit Dieu qui soit désigné ainsi. Et oui, n'oublions pas que l'homme en question a publié un livre "Dieu, la religion et l'esperance" où il s'essuyait les pieds sur la laïcité et espérait recueillir ainsi les grenouilles de bénitier, certainement tentées par le Vicomte de Vendée, le vice-con vendu à Le Pen...
Passons à la coupe de cheveux. Pas si impeccable. Besoin d'un coiffeur. Encore un peu plus longs et on reverrait le jeune militant RPR qui soutenait Chirac en 81. Mais quelques cheveux blancs viennent contredire ce souvenir. Il n'est plus jeune. Et il ne soutient plus Chirac.
Le regard, maintenant. Sourcils froncés. Pas content. Pourquoi pas content? Un Dominique "toutouyoutou" de Villepin qui viendrait lui coller au cul dans les sondages? A moins que ces sourcils froncés ne soient qu'un signe de dureté, de sévérité? Séverité pour les sans-papiers qui brûlent dans des immeubles parisiens et qui, s'ils ont survécu, seront immédiatement reconduits dans le désert? Dureté contre les "droits-de-l'hommistes" qui osent critiquer ces humanistes projets?
Enfin, la bouche. Pas vraiment grande ouverte, même plutôt pincée. Pour éviter de dire des conneries? De ressortir les grandes incantations ménagères du genre "nettoyer au karcher"?
Non, ça marche encore dans les sondages, ça.
Regardez-le bien, vous êtes sur que c'est ce que vous voulez à l'Elysée?
Par Tibo
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Publié dans : Politique
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Dimanche 23 octobre 2005
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Vous le reconnaissez? Oui, c'est le héros de Taxi.
Samedi 15 octobre, Sami Nacéri (c'est son nom) était l'invité de Thierry Ardisson dans l'émission Tout le monde en parle. Il ne venait pas parler de cinéma puisqu'il n'en fait plus mais de boxe thai.
Dans cette même emission, l'écrivain Salman Rushdie était également convié, à l'occasion de la sortie de son dernier roman. Pour ceux qui ne le savent pas, Salman Rushdie a sa tête mise à pris par les islamistes intégristes parce qu'il a osé (oh, le vilain!) critiquer le fanatisme religieux.
Alors donc, sur le plateau de l'emission, ça discute, ça discute...Jusqu'au moment où Samy Nacéri s'emporte contre Salman Rushdie en lui gueulant qu'il n'a pas le droit de critiquer l'islam...Deja, voir Monsieur "je joue dans des merdes à Besson" prendre à parti Salman Rushdie, y a de quoi s'étouffer. Mais ce n'est pas fini.
Selon Guillaume Durand, qui l'a révélé sur le plateau de Campus, le jeudi suivant, Sami Nacéri aurait été beaucoup plus virulent à l'encontre de l'écrivain. Pour plus d'infos, allez-voir ici.
On connaissait donc le Nacéri "acteur à la con", voici maintenant Nacéri "intégriste"...Il nous a fait le cadeau d'arrêter le cinéma, ce serait bien qu'il arrête aussi la télé, la religion et puis tout simplement, qu'il ferme sa gueule.
Par Tibo
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Publié dans : Télévision
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Dimanche 23 octobre 2005
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Quand on leur demande d'expliquer leur cinéma, les frères Dardenne déclarent "Il faut être dans le cul des choses". Comprenez à la fois en plein dans l'action mais aussi dans un endroit tabou, sale. En l'occurence, le quotidien des pauvres, très pauvres. Ceux qui ne sont même pas répertoriés dans une classe sociale.
L'enfant, c'est celui de Bruno et Sonia. Un nourrisson de neuf jours. Pour "bouffer", Bruno va le vendre.
Mais l'enfant, c'est aussi Bruno lui-même. Un père de 20 ans, qui s'amuse avec rien. Mi-homme, mi-barbare. Les notions du bien et du mal lui sont obscures mais de temps à autre, la tristesse, l'amour, la culpabilité le traversent comme des étincelles d'espoir.
Comme d'habitude, les frères Dardenne montrent, violentent le spectateur mais le laisse juger. L'enfant est certainement leur film le plus accessible (parce que moins froid que les autres) et aussi le plus audacieux: cette fois, ils osent aller plus loin, plus profond dans la noirceur humaine, sans misérabilisme, et plus loin aussi dans l'émotion (sans pathos non plus).
Dans le rôle de Bruno, Jeremy Rénier est plus vrai que nature, saisissant. Comme ce film qui a bien mérité sa Palme d'or.
Par Tibo
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Publié dans : Cinéma
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Mercredi 19 octobre 2005
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Un petit dessin de Charlie Hebdo pour planter l'ambiance...
Par Tibo
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Publié dans : Ma vida
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Mardi 18 octobre 2005
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Bon, les gars, c'est pas tout ça mais je vous rappelle que c'est quand même un site de cinéma avant tout...donc, pour cette rubrique DVD, que j'inaugure sous vos applaudissements, j'ai décidé de vous parler de ce coffret Shyamalan. Dedans, trois de ses films: Incassable, Signes, Le village.
Shyamalan a tellement été traumatisé par le 11 septembre qu'il en parlait déja avant qu'il ne se produise...ouais, carrément.
Dans Incassable, il raconte l'histoire d'un rescapé miraculé d'un accident ferroviaire (Bruce Willis, monolithique) qui rencontre un black illuminé passionné de Comics (Samuel L. Jackson, toujours aussi charismatique). Celui-ci lui assure que s'il a survécu, c'est parce qu'il est un super héros. A travers ce personnage, on pourrait déja voir une incarnation des USA, puissance ébranlée qui parvient quand même a relever la tête et assumer son rôle de gendarme du monde. Car, ce "super héros" n'est justement rien d'autre qu'un gros flic qui va sauver la veuve et l'orphelin face aux dangereux marginaux.
Dans Signes, c'est un peu le même cheminement. Mel Gibson campe un ancien prêtre qui a perdu la foi, après la mort de sa femme, et qui va la retrouver en étant confronté à une invasion extra-terrestre. Toujours cette idée de re-croyance: en soi, en Dieu...
Enfin, dans Le village, au 19ème siècle, une communauté (pas loin des Amish) vit recluse dans son village (donc) alors qu'une légende prétend que des créatures monstrueuses hanteraient la forêt environnante. Encore une histoire de croyance...
Il faut se méfier de Shyamalan. C'est un bon raconteur d'histoire qui sait poser les ambiances, qui sait acppuyer sur le bouton "frissons" (surtout dans Signes) et qui a le chic pour trouver des rebondissements finaux toujours innatendus. Le problème, c'est que c'est un Bushiste, vrai de vrai. S'il parle de la perte de confiance en les valeurs traditionnelles américaines (la puissance mondiale, la religion, la famille...), ce n'est pas pour les remettre en question mais pour au contraire les ré-activer. Dormez bien chers ricains, Dieu veille sur vous et Bush aussi...L'apothéose réactionnaire se produit avec Le village, qui prône ouvertement le retour aux traditions du passé et le sacrifice. Comme quoi, on peut être à la fois un bon cinéaste et un sombre penseur.
A vous de juger.
Sortie DVD: 19 octobre.
Par Tibo
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Mardi 18 octobre 2005
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Vous ne connaissez pas Lost, cette série qui est passée sur TF1 cet été (pour une fois que TF1 faisait autre chose que de la merde, pour dire une banalité)?
Voici l'histoire: le vol 815, en provenance de Sydney s'écrase pour une raison inconnue sur une île déserte dans le Pacifique. 43 passagers survivent miraculeusement.
Au fur et à mesure des épisodes, on découvre par le biais de flashbacks le passé de 14 de ces passagers. Premier mystère: personne ne semble être la par hasard: tous se sont croisés, directement ou indirectement dans le passé et tous ont quelque chose à se reprocher...
Deuxième mystère: les survivants vont bientôt découvrir que l'île tropicale abrite quelques specimens étranges: des ours polaires mais aussi un monstre gigantesque qui nous est pour l'instant resté hors-champ.
Troisième mystère: il se trouve que le vol 815 n'est pas le seul appareil à s'être écrasé sur l'île. Un bateau s'est déja échoué ici il y a 16 ans, avec à son bord un groupe d'explorateurs. Tous sont morts depuis d'un mystérieux virus, sauf l'énigmatique Danielle Rousseau, une française qui vit isolée en plein milieu de la jungle locale.
Les vingt-cinq épisodes de la première saison n'ont fait que nous présenter ces mystères (dont je passe sous silence ici une grande partie, pour ne pas rendre le tout trop indigeste aux non-initiés)...La seconde saison a commencé en Septembre aux USA...Les théories s'affrontent sur le web: complot militaire? purgatoire? rêve? faille spatio-temporelle?
Vous trouverez prochainement ici plus d'infos et surtout les MAJOR SPOILERS, c'est à dire des révélations sur les épisodes à venir...
Si vous avez loupé la première saison, elle sort en DVD le 23 novembre...ruez vous dessus!
Pour la présentation des personnages: cliquez ici.
Pour un résumé de la saison 1, cliquez ici.
Par Tibo
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Publié dans : Télévision
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Dimanche 16 octobre 2005
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Noir Désir se reformera-t-il quand Cantat sortira de prison? Rien n'est moins sûr. Et comme de toute façon, ce ne sera plus jamais pareil, le dernier live de Noir Désir, sobrement intitulé "En public" vient comme un cadeau.
Deux CD, 24 chansons: un chef-d'oeuvre. Tout commence avec la sublime "Si rien ne bouge", revisité façon plainte chamanique. L'ambiance est posée, la voix de Cantat est à fleur de peau. Ensuite, on a droit à quelques tubes remaniées: "A l'envers à l'endroit", énervé, "Ernestine" et sa guitare pluvieuse, "Tostaky" inévitable, "l'homme pressé" bien "percussonné", "A ton étoile" qui finit en espagnol criant, "Le vent nous portera" avec un magnifique rab de clarinette mélancolique...Pour les autres chansons, on n'est pas déçu non plus: "Le fleuve" coule sous les violons hantant, "Des visages, des figures" pleure au sommet et l'inédite "21st shizoid man" balance bien.
Après, on peut toujours écouter les pâles copies qui se succèdent sur les ondes (Luke ou même Louise Attaque, à présent) mais ça déprime un peu, pas vrai?
Par Tibo
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Publié dans : Musique
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Dimanche 16 octobre 2005
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L'an dernier, Bill Murray renaissait sur les écrans grâce au Lost in Translation de Sofia Coppola. Bon, le film a été très très surestimé - ce n'était rien d'autre qu'une petit bluette pour bobos - mais il a eu le mérite de nous ramener notre cher Droopy aérien.
Dans son dernier film, Broken Flowers donc, le réalisateur Jim Jarmusch a su tirer le meilleur parti de son acteur. Celui-ci campe Don Jonhston, américain moyen du dimanche, patachon dans son jogging, qui traîne sa lassitude dans son quartier résidentiel. Un beau jour, une lettre anonyme lui apprend qu'il est le père d'un garçon de dix-huit ans. Don décide alors de partir à la recherche de ses ex petites amis qui pourraient éventuellement lui avoir envoyé cette lettre-coup de tonnerre.
Broken Flowers n'est pas un film qui cherche l'émotion ravageuse ou qui assène un discours engagé. Au contraire, il progresse dans la pudeur et les non-dits. Il se contente de suivre cette quête qui se révèle en fait passionnante. Au côté de l'impeccable Bill Murray, dont le personnage cache une opaque culpabilité, on sillonne les routes de l'Amérique profonde, celle qui a voté Bush en 2004, et l'on croise plusieurs de ses visages: la coincée, la barge, l'hypocrite, la miteuse...jusqu'au final, en forme de question mélancolique. Beau film.
Par Tibo
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Publié dans : Cinéma
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