Pour être président, il faut savoir garder ses nerfs,qu'y disait.
Quelle blague.
Voici une vidéo où Sarkozy traite de pauv'con un homme qui refuse de lui serrer la main au salon de l'agriculture.
Non, vraiment, il ne fait pas président, comme disait Cécilia Sarkozy.
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Cette campagne municipale qui voit s'enchaîner les sondages négatifs pour Sarkozy (et étrangement positifs pour Fillon alors qu'on est sans nouvelle de lui depuis 1841) est l'occasion de
constater à quel point la droite n'a plus d'argument politique.
C'est Rama Yade qui accuse la gauche d'être raciste. A quelle occasion? Silence radio. Elle qui reprochait à Ségolène Royal de profiter d'être une
femme pour se poser en victime fait exactement la même chose, sauf qu'elle a remplacé le mot "femme" par le mot "noire". Consternant.
Du même niveau, cette sortie de l'obscur secrétaire d'Etat au Parlement, Roger Karoutchi, qui a comparé la situation de Sarkozy à celle de Jean Zay, ce ministre juif du Front
Populaire harcelé par la presse d'extrême-droite antisémite et assassiné par la Milice.
Le Nouvel obs, journal de Jean Daniel, assimilé aux torchons collabos, fallait le faire! Et Sarkozy en victime de l'antisémitisme! Ce n'est plus un président, c'est la
réincarnation d'Anne Frank!
Quant à Yves Jego, porte-parole de l'UMP, il voit dans la pétition pour une "vigilance républicaine" une attaque personnelle contre Sarkozy. Alors que son nom, par
précaution, n'est jamais cité et que le sujet évoqué est plutôt celui de la défense de la laïcité...Mais pour Jego, attaquer les orientations politiques de Sarkozy, c'est l'attaquer
personnellement. Malin. Quoique très con.
Enfin, ce n'est pas une surprise, la pire des âneries sera venue de Nadine Morano. Ainsi, quand la gauche critique le principe de "rétention de sûreté" (qui est un peine de mort à
petit feu, soyons clair), Morano accuse la gauche d'être "du côté des assassins". Rien que ça. Et du côté des pédophiles, aussi, donc, puisque la loi
s'applique aux deux. Quelle lumière, cette Nadine!
Pour résumer, si vous osez critiquer la politique de Sarkozy, vous serez donc accusé d'être:
- coutumier des attaques personnelles
- raciste
- antisémite
- partisan des assassins
- partisan des pédophiles
C'est ce que j'appelle une campagne de haut niveau.
On a beau être prévenu que la vie est dure, qu'il faut manger son lot de pain noir, que Dieu est mort, que tout est possible surtout le pire...
N'empêche, ça fout quand même un coup.
Ainsi, je viens d'apprendre que Patrice Drevet, LE Patrice Drevet, celui qui fait la météo sur la deux avec son sourire et qui finit toujours en disant "Pom popopom pom pom" sur l'air de Bonne nuit les petits...Et bien Patrice Drevet, donc, figure sur une liste de droite pour les élections municipales à Pézenas (Hérault).
Pom popopom mon cul, ouais.
Ken Loach, cinéaste engagé à l'extrême-gauche (il a soutenu Besancenot pendant les présidentielles) dresse ici un portrait noir des relations sociales.
Son héroïne commence mal le film: plutôt que la main au cul de son patron, elle préfère prendre le pied (au cul, aussi) et par la même occasion, la porte.
Pour refaire surface, elle fonde alors une société d'interim, franchissant souvent les limites de la légalité, tout en abusant ses salariés.
On a parfois reproché au cinéaste d'être manichéen, en filmant de gentils ouvriers spoliés face aux méchants patrons. On y est encore. Ainsi, cette jeune femme passe rapidement du statut de victime à celui de coupable. Comme si la montée de l'ascenseur social menait forcément du mauvais côté de la morale. Sombre constat.
Loach en rajoute même un peu dans le côté "pourriture" puisque non seulement la néo-patronne exploite ses ouvriers mais en plus, elle dénonce des immigrés clandestins à la police. Quand Hortefeux rencontre Parisot.... Mais le discours est trop attendu et filmé platement. Une vraie déception.
