
Pour cette fin d'année, je vous propose de vous détendre un peu en faisant le point sur les soutiens de people aux candidats et pronostiquer les futurs ralliements.
A gauche: Assez logiquement, les stars antisarkozystes se tournent vers Ségolène Royal: Jamel, Diam's, Cali, Benabar, Trust...rejoignant ainsi l'habituel fan club socialiste: Elie Seimoun, Bacri, Catherine Frot, Carole Bouquet...
On peut prévoir cette année, si ce n'est pas déja fait, le ralliement des féministes en puissance: les chiennes de garde, Ni putes ni soumises, Bertrand Cantat, Marc Cécillon.
Sous réserves, pour les deux derniers, hein.
A droite: Le foisonnant casting de sarkozystes revendiqués peut se diviser en trois catégories:
- les boulets: C'est à dire ceux qui sont habitués aux faits divers et prestations ridicules et qui donnent envie de voter pour un autre candidat. On citera Pascal Sevran, Johnny, Doc Gyneco, Steevy (boulay, justement), Richard Virenque, Bernard Tapie...
Pour faire raccord, prévoyons Samy Nacéri, Georges Frêche, Pete Doherty...
- les ex-électeurs de gauche dont les convictions ont fondues comme neige aux sondages: re-Pascal Sevran, Patrick Bruel, Arno Klarsfeld, Roger Hanin, Bernard Kouchner (qui se dit prêt à gouverner avec Sarkozy).
- les pipoles à la con dont on a rien à secouer: Mimie Mathy, Faudel, Michel Sardou, Alain Delon, Elodie Gossuin, la fille de Jane Manson dont j'ai oublié le nom, la finaliste de la Nouvelle Star dont j'ai oublié le nom aussi...
Toi aussi, fais ta liste de has been: allez, je dis Christian Morin, Jean-Pierre Castaldi, Evelyne Thomas et heu, Sylvain Mirouf.
Pour vous donner des idées, penchez-vous sur la liste des participants à La ferme célébrités ou Première compagnie. C'est là que l'équipe de Sarkozy les capture, à la nuit tombée.
A l'extrême-droite: Pour De Villiers, on a noté le ralliement de l'écrivain Maurice Dantec, qui nous avait déja préparé, ceci dit, en soutenant le groupuscule de skin head Bloc identitaire, il y a 3 ans.
Et pour Le Pen, les innatendus-quoique-pas-tant-que-ça Dieudonné et Alain Soral, écrivain, ont rejoint Brigitte Bardot.
Pour poursuivre la liste des comiques, on peut pronostiquer Laurent Gerra, Bigard, Jean Amadou. Ah merde, non ceux-là ils sont chez Sarkozy.
Au centre: Là, j'ai galéré pour trouver des people. J'en ai déniché un: Monseigneur André 23. Véridique!
Il rejoindra Monseigneur Rambo 4 et Monseigneur Rocky 6, dont le coeur bat à l'UDF depuis longtemps - surtout depuis que Valéry Giscard d'Estaing a repris deux fois du beurre de cacahuète en 1975, c'était un jeudi.
A l'extrême-gauche: Face à la menace Sarkozyste, plusieurs stars revendiquées bien à gauche ont rejoint les rangs ségolénistes.
Mais un village résiste encore et toujours au vote utile, celui des rappeurs.
Ainsi, Joeystarr et Monsieur R. épaulent Besancenot.
Pour vous situer, Monsieur R. s'est rendu célèbre avec son fameux refrain: "La France, il faut la baiser, comme une chienne, jusqu'à l'épuiser".
Tout bien réfléchi, je le vois bien rejoindre les soutiens boulets de Sarkozy où il pourra co-signer le beau recueil de poèmes pour l'UMP à côté de "la bite des noirs" par Pascal Sevran et "Le fisc dans ton cul", par Jean-Philippe Smet.
Et sur ce, je vous souhaite à toutes et à tous, chèr(e)s lectrices-lecteurs, une bonne fin d'année, et un bon courage pour celle qui vient...
Aux morts:
Raymond Devos
James Brown
Claude Piéplu
Philippe Noiret
Robert Altman
Daniel Rialet
Darry Cowl (petit canaillou)
Robert Fabre (homme politique de gauche)
Laurent Fabius (comment ça, non?)
Jean-Jacques Servan Shreiber
Jean Saint-Josse (non plus?)
Jack Palance
Gillo Pontecorvo (cinéaste)
Glenn Ford
Pierre Vidal Naquet
Gerard Oury
Jean Roba (l'auteur de Boule et Bill)
Aaron Spelling (l'auteur de Berverly Hills)
Philippe Castelli (l'auteur de...heu...)
Jacques Lanzmann
Max Meynier
Christophe de Ponfilly (journaliste et cinéaste)
Jacques Legras (créateur de La caméra invisible)
Joëlle Aubron
Jacques Faizant (dessinateur au Figaro)
Chris Penn
Bernard Rapp
Pierre Delanoé
Gerald Ford
Et j'en oublie...
Passons à la rubrique télévision.
L'émission de l'année: Six feet under (oui, ça passe sur le câble). Il faut vraiment que j'en fasse un article, c'est une série chef-d'oeuvresque. Tout simplement.
La daube de l'année: L'arène de France. Oh, il y en a un paquet de merdes télévisées, mais celle-ci est très symbolique, d'une part, du niveau du débat à la télévision, et d'autre part de l'attitude du public présent sur les plateaux TV. Un ramassis d'abrutis qui applaudissent et sifflent à tout va - toutes émissions confondues.
Face à ces gens-là, l'affrontement Israël-Palestine deviendrait un divertissement pépère du samedi soir (bouuh les juifs, bravo les arabes - ou inversement) et Bigard se pointerait au milieu pour faire un sketch sur les nichons de sa femme, et puis voilà.
Petite année 2006, question cinéma...
Le film de l'année: Le vent se lève, de Ken Loach.
Le navet de l'année: La doublure, de Francis Veber.
