
Peut-être le dernier film de l'année, l'un des meilleurs. Je vais vous causer ici de Je suis une légende.
Tiré d'un bouquin de Richard Matheson sur lequel d'autres se sont déjà cassés les dents (Ridley Scott, Kassovitz...), le film est signé d'un certain Francis Lawrence, que je ne connaissais pas, mais qui a déjà signé Constantine, que je n'ai pas vu et dont je me contrefous, par ailleurs.
Dans un futur proche, le monde a été ravagé par un virus. Il semble ne rester qu'un seul survivant, le savant Robert Neville, ainsi que son clébard. Les autres représentants de la race humaine sont devenus des monstres sanguinaires qui, tels des vampires, ne sortent que la nuit et meurent dans la seconde où ils sont exposés au soleil.
A ma grande surprise, Je suis une légende n'est pas une sinistre merde hollywoodienne. Bien au contraire, le film ménage une ambiance angoissante et passionnante tout à fait réussie et ne recule pas (trop) devant la noirceur. La science-fiction laisse souvent place au film d'épouvante, avec brio. C'est aussi un film qui donne à comprendre sans servir tout chaud les informations. De la subtilité, donc. Et de la réflexion.
Dans le rôle principal , seul à l'écran, la plupart du temps, comme Tom Hanks l'était dans Seul au monde, Will Smith est épatant. Il ne cède pas une seule seconde au one-man show ou à ses tics de rigolards un peu pénibles. Tout en sobriété.
Certes, il y a quelques points moins aboutis. Ainsi, les monstres portent trop la trace des effets numériques. Vu le paquet de fric qui a servi de budget au film, on aurait pu avoir droit à des créatures plus réalistes. Mais grâce à l'obscurité, fidèle amie de la trouille, et au mouvement impressionnant que créé cette troupe de vampires, se déplaçant toujours en meute, le poil se hérisse tout de même.
Reste le problème de la fin. On pense beaucoup à Signes de Shyamalan. Les deux films se terminent à l'issue d'un huis-clos (réussi) mais ne peuvent s'empêcher d'entonner un petit refrain sur la foi, le destin et l'existence de Dieu. C'est fatigant de ne pas être croyant, parfois. Merde.
Il n'empêche, Je suis une légende est une vraie réussite. Comme la Science-Fiction n'est plus ce qu'elle était, ma brave dame, ce film peut aussi être considéré comme une belle date dans son Histoire. Ouais carrément, ouais.
par Tibo
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Cinéma
