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Samedi 31 mars 2007 6 31 /03 /Mars /2007 18:51

On aurait tort de s'arrêter au tapage médiatique organisé autour de La môme, car le film vaut bien mieux que ça.

On aurait tort, aussi, de penser qu'une étagère remplie de CD d'Edith Piaf est une condition sine qua non pour aller voir le film. D'ailleurs, personnellement, je préfère largement Barbara.

Mais Edith Piaf est un personnage fascinant, c'est du moins ce que l'on pense en sortant de la projection. C'est en grande partie sur cette fascination que le film se construit - fascination qu'exerce aussi la prestation de la surprenante et talentueuse Marion Cotillard.

Comme Jamie Foxx dans Ray, Cotillard joue à fond la carte du mimétisme, jusque dans la voix, assez nasillarde et très "titite parisienne", gouailleuse de Belleville. Ce mimétisme, tout comme le maquillage, confinent au théâtral. Disons que ce n'est pas exactement naturel et que l'on n'oublie pas que c'est une représentation, plus qu'une incarnation, mais curieusement, ça ne dérange absolument pas. Au contraire. On est fasciné. C'est fort, c'est puissant, ça n'a pas peur d'en faire beaucoup, et ça n'en fait jamais trop.

La mise en scène de l'excellent Olivier Dahan (réalisateur de Déjà mort et aussi, oui oui, des Rivières Pourpres 2 qu'il avait réussi à sauver du ridicule grâce à sa caméra énergique) renforce cette théâtralité - là aussi, au bon sens du terme. Le film est marqué par une incontestable virtuosité visuelle, dont l'exemple le plus frappant est ce long plan-séquence dans lequel Piaf apprend la mort de son Marcel Cerdan.

La galerie de seconds rôles est du même niveau: Gérard Depardieu, Jean-Paul Rouve, Emmanuelle Seigner, Sylvie Testud, Clotile Courau, Pascal Greggory (tiens, à ce propos, quelqu'un peut me dire ce qu'il fout dans le dernier clip de Diams, celui-là?) et aussi cette petite fille qui joue Piaf à 12 ans et qui chante si bien la Marseillaise, avec tant d'émotion, que j'en mettrais bien mon drapeau français au balcon (non, faut pas pousser quand même).


Et aussi, dernière chose...Piaf a vraiment eu une vie de merde.

Par Tibo - Publié dans : Cinéma
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Commentaires

"des Rivières Pourpres 2 qu'il avait réussi à sauver du ridicule grâce à sa caméra énergique"


Quand il y avait le yamakasi Spider-moine ou quand les amphés datant de 50 ans se declenchent en 2 secondes?


hahaha les RP2 j'en ris encore....

Commentaire n°1 posté par Ozymandias le 03/04/2007 à 11h37
J'ai adoré ce film, mais j'y mettrais tout de même deux petits bémols. Le premier, c'est que le film est un peu long. Le second, c'est le découpage des scènes. En effet, pour les personnes comme moi qui n'ont pas connu Piaf de son vivant (je pense être de la même génération que Tibo), il est parfois difficile de replacer certaines scènes chronologiquement parlant.

A part ça, j'ajouterai à tes propos que ce film comporte un intérêt historique indéniable. Edith Piaf est sans conteste une des artistes françaises majeures du 20ème siècle, et dans ce sens, ce film peut être regardé comme on regarderait un documentaire sur la seconde guerre mondiale. Cela permet d'en apprendre beaucoup sur cette femme et sur sa vie, et ma foi, je trouve ça chouette.

Enfin, je terminerai en disant que ce film comporte également un intérêt musicalement parlant, à savoir qu'il permet de comprendre le sens véritable de certains des textes de Piaf. En bref, je ne zapperai plus lorsque j'entendrai "l'hymne à l'amour"...
Commentaire n°2 posté par eusebe le 04/04/2007 à 14h50

"Une vie de merde.".. on peut voir cela comme ça...mais aussi comme une femme qui a vécu à fond ses amours et ce jusqu'au bout ! Bravo pour votre blog!

Commentaire n°3 posté par Morgane le 27/08/2010 à 20h40
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