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Dimanche 16 octobre 2005 7 16 /10 /2005 00:00

Noir Désir se reformera-t-il quand Cantat sortira de prison? Rien n'est moins sûr. Et comme de toute façon, ce ne sera plus jamais pareil,  le dernier live de Noir Désir, sobrement intitulé "En public" vient comme un cadeau.
Deux CD, 24 chansons: un chef-d'oeuvre. Tout commence avec la sublime "Si rien ne bouge", revisité façon plainte chamanique. L'ambiance est posée, la voix de Cantat est à fleur de peau. Ensuite, on a droit à quelques tubes remaniées: "A l'envers à l'endroit", énervé, "Ernestine" et sa guitare pluvieuse, "Tostaky" inévitable, "l'homme pressé" bien "percussonné", "A ton étoile" qui finit en espagnol criant, "Le vent nous portera" avec un magnifique rab de clarinette mélancolique...Pour les autres chansons, on  n'est pas déçu non plus: "Le fleuve" coule sous les violons hantant, "Des visages, des figures" pleure au sommet et l'inédite "21st shizoid man" balance bien.
Après, on peut toujours écouter les pâles copies qui se succèdent sur les ondes (Luke ou même Louise Attaque, à présent) mais ça déprime un peu, pas vrai?

Par Tibo - Publié dans : Musique
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Mercredi 26 octobre 2005 3 26 /10 /2005 00:00

Thomas Fersen est à part. Il ne décrit pas le quotidien bobo et sans intérêt façon Benabar, il ne s'amuse pas au name-dropping comme le sinistre Vincent Delerm et il ne joue pas les mecs "cools" comme le fatigant Sanseverino. Ses mélodies sont recherchées, ses rimes riches et ses textes poétiques et souvent fêlés.
Après le très réussi Pièce montée des grands jours, son précédent album, il revient avec Le pavillon des fous, 11 titres.
Et une grosse déception. Fersen a cruellement manqué d'inspiration, ses textes ne racontent pas grand chose et ses musiques n'emballent pas plus. Quelques exceptions surnagent, comme PégaseMon Iguanodon sauvées par un piano doucement mélancolique et quelques jeux de mots brillants. La seule très bonne chanson, qui ressemble vraiment à l'artiste et sa personnalité, est Je n'ai pas la gale...Mais est-ce vraiment suffisant?
Oui, si l'on compare avec les artistes à la con cités en début d'article, non si on se souvient de Dugenou, Deux pieds, Moi qui me croyais un saint et j'en passe...
Allez, sans rancune.

Par Tibo - Publié dans : Musique
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Mercredi 28 décembre 2005 3 28 /12 /2005 15:07

Bon, on se remet de la dinde aux marrons de Noël, et on se refait un petit article...

Ces derniers temps, on a beaucoup parlé du peer-to-peer, c'est à dire le téléchargement illégal...que certains députés, de gauche comme de droite, ont voulu rendre légal justement. Aussitôt après, un certain nombre d'artistes, et pas des moins célèbres, ont protesté contre cette loi, au nom des droits d'auteurs.

On ne va pas rentrer dans les détails juridiques, surtout qu'on a fait la fête la veille et qu'on est un tantinet à côté de ses pompes, mais je me disais comme ça: le téléchargement illégal, d'un certain côté, c'est un truc de gauche.

Je m'explique:

1°) Le téléchargement, c'est le partage. On partage des fichiers, on partage des chansons, des films, bref des oeuvres culturelles. Le partage, c'est-y-pas une idée de gauche depuis toujours?

2°) Le téléchargement, c'est la négation de la propriété. Les oeuvres culturelles deviennent un bien commun qui n'appartiennent plus à personne ou qui appartiennent à tout le monde. Or, la aussi, cette négation de la propriété figure dans les idées de gauche d'origine (bon, c'est un peu daté, je vous l'accorde).

3°) Le téléchargement, c'est le libre accès à la culture. Plus d'élitisme, c'est la porte ouverte à tout le monde, gratuitement. Certes, il faut disposer d'une connexion (haut débit, si possible) et ça coute des sous mais on peut admettre que c'est plutôt un pas franchi vers le libre accès aux oeuvres culturelles.

4°) Tout le monde critique, à juste titre, la marchandisation de la culture. "La culture n'est pas une marchandise", c'était l'un des slogans repris par les intermittents du spectacle en colère. Un slogan qu'on voit refleurir sans cesse à chaque fois qu'on estime que les forces économiques entravent la création artistique. La culture ne doit pas être rentable. Tout cela est vrai. Or, chaque fois que la culture se monnaye, elle devient une marchandise. Chaque fois qu'il y a un mélange entre le fric et l'art, on assiste à la marchandisation de la culture. Et bien avec le téléchargement gratuit, ce n'est justement plus le cas. Puisque c'est gratuit. 

5°) Internet est le pur produit de la mondialisation. Pourquoi, nous autres anonymes, devrions toujours subir les mauvais côtés de cette mondialisation? Avec le téléchargement, c'est justement la face profitable de cette mondialisation qui nous est donnée.

Parmi ces chanteurs en colère, la plupart s'affiche comme étant de gauche (Souchon, Bruel, Pauline Croze, Benabar, Delerm, etc.). Alors qu'est-ce qu'ils disent de ça, hein? La culture est-elle une marchandise, oui ou flûte? Telle est la question. Je conçois qu'il puisse y avoir des arguments contraires mais je tenais à vous exposer ces cinq points.

En plus, j'aime pas Bruel.

 

Par Tibo - Publié dans : Musique
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Samedi 14 janvier 2006 6 14 /01 /2006 13:54

J'ai loupé l'hommage à Mitterrand, je voulais pas rater celui à Balavoine. Il y a vingt ans, il se plantait en plein désert, à bord d'un hélicoptère.

Je crois que c'était un type bien.

Par Tibo - Publié dans : Musique
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Lundi 30 janvier 2006 1 30 /01 /2006 10:41

Tout d'abord, pardon pour les quelques modifications de couleurs foireuses sur mon blog, ça risque d'arriver encore mais bon, vous savez ce que c'est ma p'tite dame, on tente des trucs, on expérimente et patati et patata.

Bref, j'ai entendu à la télévision la dernière chanson des Wampas: Chirac en prison. Voici les paroles:

C’est une obsession
Elle ne pense qu’à ça
Elle n’en dort plus la nuit
Elle me gâche la vie
J’en ai plus qu’assez
C’est une vraie maladie
Rien ne lui fera changer d’avis
Je ne sais pas ce qu’il lui a pris
Car la seule chose qui lui ferait plaisir (refrain 1)
Ce serait de voir Chirac en prison

J’attends 2007
C’est mon seul espoir
De sortir du brouillard
C’est ma dernière chance
Faut que j’aie confiance en la justice française
J’aimerais tellement lui faire plaisir
Mais je n’ai pas assez de relations
Car la seule chose qui lui ferait plaisir
Ce serait de voir Chirac en prison (Solo + R1)

C’est une contagion
Maintenant moi aussi
Je n’en dors plus la nuit
C’est une obsession
Pourtant y’a 5 ans
J’avais voté pour lui
J’attends 2007
C’est mon seul espoir
De sortir du brouillard
Voir Chirac en prison x5

 

Voila. D'après Didier Wampas, la chanson a été écrite pour tester la censure. Et effectivement, ils ont été globalement censurés sur les ondes radiophoniques.

Et franchement, ça nous fait une belle jambe. Musicalement, je ne suis pas fan des Wampas. Ne parlons pas de la voix - affligeante - du chanteur, c'est la marque de fabrique du groupe.

Mais je trouve ça incroyablement à côté de la plaque de faire une chanson contre Chirac. S'en prendre aux vieux, on aura beau dire, c'est pas élégant.

S'en prendre à un Président, il n'y a rien de très provocateur, tout le monde le fait depuis longtemps.

S'en prendre à Chirac, président en fin de règne, qui ne dirige plus grand chose, complètement largué, avec seulement 1% des français qui souhaitent qu'il se représente en 2007, c'est tirer sur une ambulance.

Comme les Wampas, j'ai voté Chirac au deuxième tour des présidentielles de 2002 et ça m'a énervé. Mais maintenant, il faut passer à autre chose. La vraie provocation, ça aurait été de faire une chanson du style "Sarko prend de la coco" ou quelque chose du même acabit.

Mais Chirac en prison, c'est du déja vu, du réchauffé. J'irais même plus loin: ça me choquerait de voir un vieux de soixante-quatorze ans (l'âge qu'il aura en 2007, je crois) aller en taule. Bien sûr qu'il a du taper dans la caisse, pépé, mais à présent, il y a d'autres combats à mener.

Par Tibo - Publié dans : Musique
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Jeudi 23 février 2006 4 23 /02 /2006 12:48

Aujourd'hui, nous allons parler de rap, ou de peu-ra comme on dit dans le langage caillera. Pourquoi donc? Et bien parce que c'est une musique qui est de fraiche actualité depuis les émeutes de novembre et qu'en plus, j'ai fait une rubrique musicale, il faut bien que je la remplisse. Je me contenterais d'évoquer le rap français, même si le rap américain y ressemble beaucoup, à présent.

Dans mon adolescence, j'ai moi-même écouté beaucoup de rap, des albums et des albums, particulièrement après avoir vu La Haine, film qui me mit une gifle gigantesque.

Il y a plusieurs raps: le rap hardcore qui monte des profondeurs de l'underground. C'est le plus violent et le plus décrié. Sniper en est l'un des exemples les plus médiatiques (Sarkozy les a accusé d'être antisémites - ce qui s'est révélé une bouffonerie de plus) mais il y a beaucoup plus chan-mé. Notamment TSN (Tout simplement noir) dont l'un des morceaux les plus éloquents est : Goûte à ma funky-bite, texte qui ne brille pas par son féminisme acharné et qui pourrait très bien passer dans les soirées DJ Talibans. On retrouve la trace de cette violence dans la bande originale de Sheitan avec quelques paroles du genre "J'ai mis ta mère sur le trottoir". Parfois, il y a du second degré mais ce rap hardcore est souvent juste énervé, anti-flic, anti-France (comme Monsieur R qui appelle à "baiser la France"), anti-homosexuel (OL Kainry qui chante poétiquement:"ils s’embrassent, ils se lèchent et ils s’explosent le cul…") voire même anti-blanc. C'est le cas de Ministère Amer, le groupe qui lança Stomy Bugsy, Doc Gyneco et Passi (on se souviendra de "Je flirte avec le meurtre" qui parle d'une envie de "dégainer contre toutes ces faces de craie").

A noter, plus un groupe hardcore gagne de fric, moins il est hardcore. C'est pour cela qu'aujourd'hui, Stomy Bugsy, Gyneco et Passi se retrouvent à chanter pathétiquement sur France 2 et TF1 avec Johnny Hallyday, THE symbole de la France populaire - et blanche.

Deuxième rap: l'intello. Celui qui est nettement plus modéré que le précédent et qui cherche à faire réfléchir la jeunesse. Les sujets évoqués sortent plus volontiers des frontières franco-banlieusardes. On pense à I AM et plus particulièrement à son dernier album qui rappait pêle-mêle sur le 11 septembre, Bush, l'Irak, le 21 avril, etc. Plus intello encore, il y a Assassin, moins médiatique. Ici, on pousse la frime jusqu'à écrire des paroles qui ne veulent parfois absolument rien dire mais qui font chic. Gros bémol: ce sont des imposteurs. En effet, Rockin'Squat, le leader du groupe qui chante: "Je suis né et je vis à Babylone" n'est pas né du tout à Babylone mais au sein de la famille Cassel. Et oui, son père, c'est Jean-Pierre Cassel et son frère Vincent. Peu de rapport avec la banlieue qui souffre.

Troisième rap: le commercial. Celui-ci frise parfois le RNB ou tout simplement la variet' de merde. Ces temps-ci, c'est Diam's qui en est la plus emblématique représentante (elle est d'ailleurs en tête des ventes d'album). Au moins, elle porte un coup à la réputation machiste du rap. En revanche, si on écoute ses textes attentivement, on se rend compte que le fossé pour elle n'est pas entre les riches et les pauvres, entre Neuilly et les quartiers populaires mais entre la France profonde et la France des banlieues. Grosse erreur, lutte de classe à côté de la plaque. La banlieue est sociologiquement bien plus proche de la campagne que des grandes villes. "Ma france à moi, c'est pas la France profonde (...), pas celle qui vote extrême". On peut objecter d'une part que si la France profonde est aussi fasciste qu'elle le dit, elle n'est alors pas éloignée de OL Kainry, TSN, etc. (voir plus haut). Mais par ailleurs, le FN fait ses plus gros scores, non pas en France profonde mais dans les grandes villes que sont Nice, Marseille, Strasbourg, Orléans, etc.

Des contradictions dans le rap, donc, même si j'ai volontairement choisi les cas extrêmes et qu'il y a d'autres groupes beaucoup plus fréquentables. Cela dit, certaines évolutions ou "reniements" sont parfois positifs. Il vaut mieux voir Joey Starr appeler à s'inscrire sur les listes électorales, comme il l'a fait récemment, plutôt que de rejetter en bloc la classe politique française, comme il le faisait quelques années plus tôt.

Il est stupide de réduire le rap aux émeutes de banlieue, même si, on l'a vu, il y a des excès assez monstrueux. Mais comme le disait Gad Elmaleh, Johnny chantait bien "Allumer le feu", alors bon, y a pas que NTM qui incite à la violence...

Par Tibo - Publié dans : Musique
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Vendredi 7 juillet 2006 5 07 /07 /2006 00:35

Récemment, le rappeur Monsieur R. a été jugé et relaxé devant les tribunaux pour "atteinte aux bonnes moeurs". C'est un député UMP, Daniel Mach, qui avait porté plainte.
D'abord, notez qu'il n'y a vraiment que des députés UMP pour lancer ce chef d'accusation, en 2006.

A part ça, penchons nous tout de même sur le cas Monsieur R. Sa chanson, intitulée FranSSe (donc, France= régime nazi), clame: "La France, il faut la baiser, comme une chienne, jusqu'à l'épuiser". Le clip de la chanson montre deux jeunes femmes à moitié nues se trémoussant comme dans un film porno.

Sans être un ami des chiennes de garde, le machisme total du clip m'énerve déja considérablement. Mais il y a quelque chose de pire encore.

Comparer la France au régime nazi, c'est ne rien comprendre et ne rien connaître à la situation de l'Allemagne et de l'Europe dans les années 30 et 40. A la limite, c'est même une forme de révisionnisme. Car on peut voir la comparaison comme une exagération (non, la France de 2006 n'est pas l'Allemagne des années 30) mais aussi comme un euphémisme (si l'Allemagne des années 30 est comme la France d'aujourd'hui, alors le règne Hitlérien n'était pas si terrible).

Je ne suis ni patriote ni nationaliste mais je suis très choqué de voir Monsieur R. chier à ce point sur la France. Le contexte n'est pas anodin. Aujourd'hui des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants sans papier vont être expulsés par la loi Sarkozy. Des gens qui aiment la France, qui aimeraient y rester pour vivre ou même survivre.

Et pendant ce temps, Monsieur R., qui n'est rien d'autre qu'un petit privilégié, voire même un petit bourgeois couvert de vêtements de marque et de chaîne en or, à côté de tous ces miséreux parqués dans des charters, crache dans la soupe, s'essuie les pieds sur le drapeau. Quand tu veux, mec, échange ta place avec eux.

Et si encore la chanson était un coup de gueule contre le sort que réserve la France aux sans papiers. Mais non. Monsieur R. s'en tape. Il veut juste qu'on le laisse répandre sa bile haineuse et traiter les femmes comme des "salopes", qu'il faut "baiser" jusqu'à les "épuiser".

Monsieur R.
R comme râclure.

Par Tibo - Publié dans : Musique
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Mercredi 29 novembre 2006 3 29 /11 /2006 01:37

Parfois quand l'homme est spectateur de trop d'injustices, qu'il sent que la coupe est pleine, il se lève, du fond de la salle où on ne le remarquait pas, il balance son tabouret et il dit Stop.

Stop.


Oui, c'est par ce coup de colère que commence cet article enragé.

Connaissez-vous Claude Barzotti?

Non, bof, un peu? Résumons. Il s'agit d'un chanteur d'origine italienne qui s'est fait connaître en France avec des tubes comme Le Rital ou encore Madame.
Je ne vais pas vous raconter ma vie, mais dans ma famille, où l'on a un peu de sang italien, c'est presque une icône. Enfin surtout pour ma mère.

Hier, j'étais précisément en train de chercher des chansons de Barzotti via un programme bien connu des délinquants du Web afin de faire un CD pour ma mère.
Oui, je suis plutôt gentil comme fils - bien qu'un peu délinquant aussi, donc.

Quelle ne fut pas ma surprise en tombant sur une chanson de Barzotti intitulée "La France est aux français".
Je me suis dit, ciel, un slogan du FN chanté par Barzotti? Inimaginable.
J'ai écouté le morceau.

C'était du lourd.

Je vous en cite quelques passages:

Vous êtes toujours là
A roder comme des rats
Toujours à trafiquer
A rien faire à trainer
Vous polluez la France
Et c'est qui qui finance?
Chomedu et RMI
Ca sort de la poche à qui?
De la poche à Ducon
Et Ducon l'en a marre
D'entretenir les p'tits cons
De payer leurs pétards
Barrez vous, cassez vous
Retournez donc chez vous
Vous foutez la pagaille
Il n'y a plus de travail
Barrez-vous, cassez-vous
On a déjà donné
Du balai, du balai
La France est aux Français, aux Français
Où est passé Paris?
C'est Casa, Djibouti
Ya plus que des métèques
De La Roquette à Barbes
Maintenant ça suffit
Maintenant y'en a marre
Vous engrossez nos filles
Et faites des batards
Il n'y a plus de Français
Et on est plus chez nous
Ca commence à bien faire
Là vous nous pompez l'air

C'est saignant, hein?

Lorsque j'ai écouté cette chanson, jusqu'au bout, j'espérais une parole, un mot qui marque le second degré, la dénonciation du discours facho.
Point du tout. Rien. Ca continue comme ça jusqu'à la fin.

Aussi déboussolé qu'un socialiste qui croit débarquer chez François Hollande et qui atterit chez Bruno Mégret, j'ai alors cherché sur Google des explications sur la chanson.
Je suis tombé sur de nombreux sites ou forums où des fachos pro-Barzotti rendaient hommage au "courage" du chanteur pendant que des opposants hurlaient contre le racisme profond des paroles.

Mais...
mais...

ben oui, mais...

J'ai fini par découvrir la vérité. Cette chanson est en fait extraite d'une comédie musicale écrite par Barzotti en 2001 et qui s'appelle "Les nomades". Récompensée par un bide foudroyant, cette comédie dénonce  le racisme et la chanson en question représente le point de vue du "méchant" de l'oeuvre, un bon gros facho.

Ouf. L'honneur est sauf.

 

Mais le problème, c'est que neuf sites sur dix, où il est question de ce texte, traînent Barzotti dans la merde en sortant du contexte de la chanson.

Donc, je voulais rétablir la vérité.
Claude Barzotti n'est pas un facho raciste, bien au contraire.

Voilà.
Alors, vous allez arrêter de raconter des conneries sur Claude, maintenant.

Merde.

Par Tibo - Publié dans : Musique
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Mercredi 24 janvier 2007 3 24 /01 /2007 11:42

 

Parmi les "people" chez-qui-ça-fait-tout-drôle-dans-le-ventre-quand-on-parle-de-Sarkozy, il y a bien sûr Didier Barbelivien. On a tendance à l'oublier un peu, à côté de Doc Gyneco, Johnny, Pascal Sevran ou Steevy mais pourtant, je me demande si ce n'est pas le pire.

Tu te souviens, cher lecteur, d'un récent article où je prenais la défense de Claude Barzotti accusé à tort de racisme pour une chanson mal comprise (
ici). Et bien, aujourd'hui, nous allons parler d'un texte à peu près dans le même courant de pensée, mais cette fois bien compris. Hélas.

Quand on se penche sur la discographie de Didier Barbelivien, on découvre plein de chansons qui sentent bon le retour à la Terre, les vraies valeurs, le travail, le rejet du progrès et de la ville...


Jugez plutôt de cette sympathique mise en bouche (c'est rien, là, hein):

"Avec vos sabots dans les champs (...), avec vos saisons difficiles, avec vos lacs et vos forêts, vos prières écrites en secrets, vous n'êtes pas des gens de la ville (...)Vous êtes un peuple de géants"...

Le peuple de géants, en l'occurence, ce sont les vendéens et le garçon n'y va pas de main morte pour rendre hommage à son peuple, si on en croit le nombre de chansons sur la question ou sur la région: "Les mariés de Vendée", "Puy du fou", "Vendéen mon fils", "Te rejoindre en Vendée", "La chienne vendéenne" (canaille), "Loire atlantique" voire "Les étangs de Mayenne" ou "Varsovie" (ah non mince)...

Mais la chanson dont je voudrais vous parler plus particulièrement s'appelle "Vive le Roi". Ecrite en 1989, elle s'adresse à Mitterrand et au gouvernement socialiste(socialo-communiste, j'ai envie de dire):

"Vous parlez de la France comme une géographie ,
Une île entre Moscou et les Etats-Unis,
Vous parlez de la France comme si c'était à vous
La Bretagne, la Provence, les forêts, les cailloux
Pour parler de la France, vous avez dans la voix
Une chanson d'innocence qui dit votez pour moi
En mauvais comédien, vous récitez un rôle
Que je vous dirais bien par-dessus votre épaule

Vive le Roi
Vive le Roi
Vive le Roi
VIve le Roi

(Bon, c'est le refrain, quoi. Déja notez, la référence au royalisme, on n'est pas vendéen pour rien, non mais sans blague. Quant à la référence à Moscou ou aux Etats-Unis, notez qu'on est en 89 et que la guerre froide est quasi-terminée...Sauf pour Didier Barbelivien).
Continuons...

Vous parlez de la France, mais la France, elle s'en fout
De vos plans de relance qui la laissent à genoux
Vous parlez de la France, la main droite sur le coeur,
Vous êtes sa dernière chance, vous jurez sur l'honneur
Qu'il n'y aura plus en France ni chômeur, ni voyou
La solution d'urgence, elle arrive avec vous
Qui enfermez nos vies derrière des murs de lois
Qui me donnez envie de crier quelque fois

Vive le Roi
Vive le Roi
etc.

(La, ça commence à chier de bulles, tremble Michel Rocard,  toi et tes plans de relance- Notez qu'il a failli écrire "Et je vous parle pas du budget ni de l'aménagement du territoire et de l'impôt sur les sociétés" mais ça faisait trop long. On remarque aussi la référence aux voyous, et c'est un indice qu'il ne connaissait pas encore Sarkozy, sinon il aurait écrit racaille.
Poursuivons, Amen.)

Pour parler de la France, il faut vous écouter
Mélanger l'ignorance et la fausse vérité,
Pour parler de la France, il vous faut des discours,
Qu'on vous a écrit d'avance avec des mots bien lourds,
Racontez-nous la France, façon Victor Hugo,
Avec toute l'insolence d'un De Gaulle, d'un Malraux,
Soyez la République, pauvre bonhomme de paille,
Avant que la musique ne reprenne à Versailles,

Vive le Roi
Vive le Roi
Bon, ça on a compris.

(Alors là, c'est plus fin qu'il n'y paraît, si si. Regardez un peu la puissance de cette oxymore "La fausse vérité", ça ne vous rappelle rien? Mmm?Bien sûr, c'est un violent pastiche d'une autre oxymore, "La Force Tranquille", le slogan de Mitterrand. Plus loin dans le couplet, on notera l'insulte suprême "Pauvre bonhomme de paille" qui est un peu l'équivalent de droite à "Bouffon en carton, va").

On murmure que Mitterrand a failli démissionner après cette implacable attaque. Accentuée par une musique au synthétiseur qui rappelle les grandes tragédies de l'Histoire comme la Saint Barthélémy ou Hiroshima.


Notez enfin que la chanson a été diffusée, avec d'autres du même auteur, lors des habituelles festivités du Puy du fou, organisées par l'ami Philippe de Villiers, un proche de Barbelivien, vous l'aurez compris.

Quand on regarde tous les textes de ce chanteur, il flotte une petite odeur malsaine de vieille France, de campagne réculée, arriérée où on prie Dieu dans la vieille mansarde.

Sarkozy, nous voilàààà...

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Mardi 20 février 2007 2 20 /02 /2007 00:26

Journée pétage de plombs de people aujourd'hui...

Le néosarkozyste intégriste, Doc Gyneco, fait encore parler de lui.


Après avoir insulté Michel Polac sur le plateau de Laurent Ruquier ("T'es en phase terminale" lui a-t-il lancé - la grande classe), après s'être comparé aux Juifs pendant la seconde guerre mondiale parce qu'il s'estimait persécuté pour ses idées politiques (!), après avoir à ce titre jugé les Juifs trop "passifs" durant la seconde guerre mondiale, Doc Gyneco se lâche une fois de plus.

Invité au studio de Oui FM, le pseudo rappeur qui vantait hier les assassinats de policiers et dédramatisait les tournantes (C'est que le dossier est lourd), s'est emporté contre l'un des animateurs de la station.


Cet animateur se serait "foutu de la gueule" d'un des potes de Doc Gyneco.

Cliquez sur le lien, ça vaut le coup:

http://www.dailymotion.com/video/x18x2z_doc-gyneco-pete-les-plombs

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