
Merde bordel, alors comme ça, on peut mourir d'une crise cardiaque à 49 ans, comme un vieux ballon crevé?
Et bien, ciao cher Thierry (tout le monde s'en fout un peu mais il était de gauche, figurez-vous).
Une mauvaise nouvelle n'arrivant jamais seul, j'apprends aussi que le gentil monsieur qui présentait le journal de la nuit sur France 2 a été évincé de l'antenne. Saloperie de vie, tiens.
L'émission de l'année : Dexter
Une excellente série avec le toujours excellent Michael C. Hall.
La daube de l'année: Jean-Pierre Pernault
Avec la victoire du petit ami de Carla Bruni, Jean-Pierre s'est bien lâché dans ce que certains appellent son Journal Télévisé. Son moment d'apothèose se déroula lors des grèves contre la réforme des régimes spéciaux où il prit la place de David Martinon tranquillou, jour après jour. Faut dire qu'il est nul, Martinon.
Encore un article en coup de vent...France Telecom, je t'attends...
Ce soir sur M6 passe une excellente mini-série. Trois épisodes ce samedi, trois la semaine prochaine et c'est fini. Ca s'appelle "The Lost Room" et décidemment, quand une série TV
comporte le mot "lost" dans le titre ça me plait.
Voici l'histoire: un détective récupère une clé de la part d'un homme en train de crever. Pas n'importe quelle clé, plutôt une clé à faire pâlir le père Fouras et Olivier Minne réunis. Jugez
plutôt: dès qu'on l'insère dans une serrure, la porte s'ouvre sur une chambre d'hôtel. Peu importe la serrure et peu importe la porte.
Cette chambre d'hôtel cache à l'évidence une floppée de mystères. Que va tenter de percer le détective.
Son enquête va rapidement lui faire découvrir que la chambre a abrité d'autres objets, tous dotés d'un pouvoir extraordinaire.
On n'est pas loin de la Quatrième Dimension. Et tant mieux. Rythmée, bourrée de mystères et inventive, la série déroule son fil passionnant pendant ces six épisodes que je vous conseille assez
chaudement. En plus, le rôle principal est joué par Peter Krause, vi vi, le Nathan de Six Feet Under.
PS: Le lendemain, il y a tout petit truc, la Coupe du Monde de Rugby. Pour être honnête, je m'en tape pas mal. Et comme l'affaire a été ultra-politisée et récupérée par Sarkozy, grâce à son
futur sous-ministre, j'en suis même à souhaiter une bonne grosse branlée au XV de France.
Après la lettre de Guy Mocquet...Sébastien Chabal nous lira-t-il un chapitre du Journal d'Anne Frank?
Bande de tarés.
CRITIQUE SANS SPOILER
Comme Michel Sardou, Dexter est Pour.
Pour la peine de mort. D'ailleurs, il l'applique lui-même. Aux méchants, aux criminels impunis ou pas assez punis, selon lui. A tel point qu'on peut le considérer comme un
serial-killer.
Ce qui est cocasse car, le reste du temps, il gagne sa vie en tant que médecin légiste, à Miami, ville autrement connue pour une autre série, bien différente. Mais pour le coup,
ce ne sont pas deux flics mais deux tueurs à Miami.
En effet, notre cher Dexter va bientôt découvrir qu'il n'est pas le seul assassin en série à rôder dans les parages. Un autre homme se livre aux mêmes agissements. En laissant, à chaque
fois, des indices qui laissent penser à Dexter que le tueur le connaît personnellement.
Décidemment, Michael C. Hall est abonné aux excellentes séries. Après avoir joué les croque-morts homos dans Six
Feet Under, le voilà dans la peau d'un monstre "justicier dans la ville". Avec toujours autant de talent.
Dexter est sans doute l'une des meilleures fictions télévisées du moment, thriller captivant bourré de mystères (même si l'identité du tueur peut se deviner bien en avance) mais qui
sait aussi distiller ses doses d'humour noir.
En creux, le feuilleton file aussi la métaphore du masque. Sous ses dehors sympathiques, Dexter est un monstre froid. Sous sa châleur festive, Miami pullule de violence.Et sous l'empathie envers
les victimes se cache aussi la haine la plus inhumaine.
Pas clair? N'avez-vous pas remarqué que les plus démonstratifs des soutiens aux victimes, ceux qui veulent montrer le plus d'empathie sont souvent les premiers à réclamer la vengeance la plus terrible, autrement dit la loi du talion ou la peine de mort et pour faire court, je dirais simplement, la mort.
En ce sens, Dexter peut être un portrait percutant d'une certaine Amérique. Voire d'une certaine France, hein?
