Un petit dessin de Charlie Hebdo pour planter l'ambiance...
Un petit dessin de Charlie Hebdo pour planter l'ambiance...
C'est bien ma veine - ce week-end prolongé de la Toussaint ne m'a pas permis de me reposer mais au contraire de me choper une trachéite (je sais pas comment ça s'écrit)... Je suis cloué au lit, j'ai la tête dans le cul, je tousse ma race, depuis ce matin j'ai même de la fièvre et en plus de ça, je suis toujours aussi hypocondriaque... Que mes camarades de fac qui ne me verront pas en cours mercredi ne s'inquiètent pas, je me soigne et j'arrive... (pas d'illustration pour cet article, ben ouais...)
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Je savais pas ou glisser cet article et ben je vais le mettre la. Et si ça vous plait pas, c'est pareil, et toc, bisque bisque rage.
Je ne suis pas un féru de zoologie, non pas que ça ne m'intéresse pas mais je n'ai jamais pris la peine de me pencher sérieusement sur un bouquin spécialisé. Et pourtant, ça me fascine toutes ces créatures qui se pavanent aux quatre coins du globe, ces formes, ces couleurs qui bougent, qui vivent.
C'est donc avec un grand intérêt que j'ai appris, l'autre jour, qu'un nouveau carnivore avait peut -être été découvert. Comme je suis un gros flemmard, je vais vous faire un copier coller de l'article en question (tiré de Voila Actualités, article intégral ici):
"Une espèce inconnue de mammifère carnivore a été repérée par des chercheurs du Fonds mondial pour la nature (WWF) dans les forêts denses de l'île de Bornéo, a annoncé mardi l'organisation de défense de l'environnement.
Ce quadrupède, d'une taille légèrement supérieure à celle d'un chat domestique, doté d'une fourrure couleur roux sombre, de petites oreilles et d'une longue queue touffue, a été surpris à deux reprises de nuit par un appareil à déclenchement automatique installé au cours de l'année 2003, a précisé l'organisation."
"Si cette découverte était confirmée, ce serait la première fois depuis plus d'un siècle qu'une nouvelle espèce de carnivore serait identifiée sur l'île, selon l'organisation.
L'animal a été repéré dans le parc national de Kayan Mentarang, situé dans les forêts montagneuses du Kalimantan, la partie indonésienne de Bornéo."
Moi, ça me fascine. Quand je pense à tous ces coins de la Terre encore mal explorés où d'autres espèces bizarres peuvent vivre... D'ailleurs, lisez ce qui suit (toujours en provenance du même article):
"L'an dernier des scientifiques de l'organisation américaine Nature Conservancy avaient annoncé avoir découvert plus d'une douzaine d'espèces jusque là non répertoriées de poissons, d'insectes, d'escargots et de plantes dans un réseau de grottes calcaires d'une zone perdue du Kalimantan. Parmi ces nouveaux animaux figuraient des cafards géants, des crabes nains ou des mille-pattes."
Des cafards géants, putain! C'est ma passion pour les films d'horreur qui remonte à la surface. A propos de créature vivant dans des coins inconnus, allez voir The descent, si vous n'y êtes toujours pas allé...
Et puisque vous m'avez lu jusqu'ici, voici un dessin de cette nouvelle bestiole:
Pas mal, hein?
Joyeux Noël à tous.
Pour la peine, voici un petit poème:
Joyeux Noël à mon ordinateur,
à Javascript et Dreamweaver,
à 2005 et à 2006,
aux cailleras, à la police
aux fiat pandas génocidés,
à Michel Fugain péroyxdé,
à ma vieille gastrite, à ma future gastro
à mon hypocondrie, à ma claustro
à François et à Ségolène
à la Consitution Européenne
à Monica Bellucci nue
ça, c'est pour le référencement
à Guy Carlier nu
On sait jamais, c'est aussi pour le référencement
à Fogiel et à Ardisson
à Fabius et Mélenchon
aux lunettes à Chirac et aux cornes de Jean-Pierre Pernaut
à mes collègues de fac, aux téléchargements illégaux
à Finkielkraut et à Dieudonné
aux JO de Londres et à Delanoé
Aux clopes que j'ai arrêté
Aux bonnes résolutions et aux cuites de fin d'année
A ta voisine en wonderbra
Et à toi qui ne le liras pas.
C'est beau comme du Baudelaire.
Non?
Désolé.
Et puis, je ne pouvais pas terminer cette rétrospective de l'année sans rendre hommage à ceux qui nous ont quitté...
- Le professeur Choron
- Jacques Villeret
- Alfred Sirven
- Pierre Bachelet
- Jean-Paul II
- Rainier de Monaco
- Eddy Barclay
- Anne Bancroft (Mais si, c'était Miss Robinson)
- Suzanne Flon
- Jean-Pierre Raffarin (ah, on fait me signe que non)
- Le juge Jean-Pierre
- Le juge est une femme ( N'empêche que ça passe plus)
- Jacques Dufilho
- Colette Besson
- Paul le Person
- André Pousse
- Jean-Luc Cazette
- Robert Wise
- Simon Wiesenthal
- Georges Best
- Farouk ( c'était le chien de Bernard Montiel, snif)
- Bernard Montiel ( du coup)
Voila...Qu'ils reposent en paix.
Pour mon stage, j'ai du me rendre à Angoulême, sur le tournage d'un court-métrage, Aurore, réalisé par un jeune cinéaste, Henri Kebabdjian.
Je n'avais jamais mis les pieds à Angoulême et en bouffant mon sandwich, j'ai pu parcourir son centre-ville, plutôt sympathique. J'ai croisé quelques gueules marrantes, dont un pépé, vêtu d'un vieil uniforme de flic qui datait, à vue d'oeil, de 1900.
Mais la vraie gueule à voir ce jour-la, c'était celle de Philippe Nahon, que vous pouvez appercevoir sur la photo au-dessus. C'est l'acteur fétiche de Gaspard Noé (il jouait le boucher incestueux de Seul contre tous) et un second rôle très présent dans le cinéma hexagonal.
Je l'ai interviewé. Super gentil. Vraiment. On a parlé de cinéma pendant un bon moment, il a balancé quelques phrases bien senties contre les films du genre Brice de Nice, La beuze, etc. que je ne pouvais que partager.
Sinon, sur le tournage, il y avait aussi Ambre Boukebza, que les pires cinéphiles d'entre vous ont pu voir dans le cultissime Bouge avec Ophélie Winter (c'était l"héroïne). Je n'ai pas pu l'interviewer mais tout ce que je peux vous dire, c'est qu'elle est très très jolie.
Mon boss m'avait dit de faire 300 000 entretiens tandis que le directeur de production avait insisté pour que je me fasses aussi petit qu'une souris afin de ne pas déranger les techniciens. Charmant numéro d'équilibrisme. En plus, j'avais avalé mon petit dej' trop vite avant de venir et il y a un moment ou j'ai eu envie de dégueuler, pile pendant une prise qui demandait un silence religieux. Il s'en est fallu de peu pour que je ne rende mes tartines sur la console de l'ingénieur son. Mais c'était une bonne journée.
La semaine prochaine, si tout va bien, j'irais sur le tournage d'un autre court-métrage et j'essaierais d'interviewer l'acteur Dominique Pinon (le jaloux maladif d'Amélie Poulain, entre autres).
Pas mal, ce stage.
Je fais un stage dans une commission de film. Je vais sur les tournages. C'est sympa. Le dernier, c'était un téléfilm, Mademoiselle Joubert, et ça se passait à La Rochelle. C'est une série diffusée sur TF1, une sorte d'Instit au féminin, avec Laurence Boccolini.
Avant d'y aller, mon boss voulait qu'on se farcisse le scénario, moi et une collègue (Féo pour les intimes). Ecrit par Boccolini herself. On n'a pas tenu. Quelques pages pas plus. Personnellement, j'ai lâché au moment où un personnage censé être un "d'jeun's" prononçait cette phrase: "C'est mégagroove". La, j'ai déposé les armes.
Mégagroove.
Arrivée à La Rochelle. Je traverse la brume glacée jusqu'au Vieux Port où a lieu le tournage. Je discerne à proximité des caméras une masse sombre que les pires spectateurs d'entre vous connaissent bien. C'est elle, c'est Boccolini. Comme à la télé, physiquement.
Bon, je ne suis pas fan de son émission "Le maillon faible", dont le but du jeu - dénoncer son voisin - a fait Führer dans les années 40. Mais j'avoue, j'espérais pouvoir l'interviewer. Comme ça. Que nenni, vu la gueule que tout le monde tirait sur ce tournage (certes, il faisait froid), j'ai vite compris que je ne pourrais pas faire ce que je voulais. L'une des seules personnes qui semblait sympathique - une fois n'est pas coutume - était un technicien que j'ai croisé trois fois et qui trois fois m'a répété: "J'ai tellement envie de pisser que j'en ai mal aux yeux".
Une réplique que Boccolini aurait pu écrire dans son torchon scénario si elle avait eu un peu de talent.
Et des scénarii, à la commission, on en lit. C'est la qu'ils sont sélectionnés en vue du tournage, sauf les grosses machines comme Mademoiselle Joubert qui passent outre, vu qu'on est sûr qu'il y aura des bonnes retombées. Dure loi du marché.
J't'en foutrais des méga groove.
Donc, je suis en stage dans une commission de film.
Dans cette commission, tous les trois mois, ils auditionnent réalisateurs et producteurs pour sélectionner quelques films afin que ceux-ci soient co-financés. Pas de co-financement, pas de film...Ou alors avec plus de difficulté.
Une poignée d'experts se réunit après avoir lu les scénarii (pluriel de scénario, hein?) et décide qui sera convoqué à l'oral et qui sera dégagé direct. J'ai donc pu assisté à cette réunion - comme je suis stagiaire, la contre-partie était que je la ferme et que je me contente d'observer. Ayant lu les scénarii en question, je me suis vite aperçu que je n'avais pas le profil de l'expert. Mes récits favoris ont été balancés aux orties (comme mémé) en quatrième vitesse. L'un d'eux racontait le deuil d'un jeune homme après la mort de sa petite amie, ils l'ont jugé "sans émotion"...J't'en foutrais des émotions.
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Après cette première étape, neuf scénarii ont été retenus parmi la trentaine proposée. Et la, attention, on passe à l'étape suivante: c'est à dire l'oral...J'ai pu y assisté également. Je m'attendais à un méga-truc du genre Popstars avec des larmes et du cassage et en fait, penses-tu...Même pas un petit sanglot. Pascal Nègre n'était pas dans le jury, faut dire. A la place, il y avait une syndicaliste (c'est imposé par la loi, à présent). Loin de moi l'idée de critiquer les syndicats, c'est pas le genre de la maison, mais celle-ci était redoutablement gonflante. Ca parlait financement, fric, oseille, blé mais pas beaucoup de commentaires artistiques.
Un seul des candidats a failli me plaire, un jeune blond dont les doigts tremblaient et la voix chevrottait...Je me suis dit "ah, il va craquer, il va craquer...". En fait, non.
Le pire, et c'est une preuve que tout fout le camp, c'est que non seulement le jury n'a pas fait souffrir les candidats mais parfois, c'était plutôt l'inverse...Une jeune femme, notamment, a squatté la place durant une demi-heure pour nous raconter à quel point elle était passionnée et motivée...Blablablablablabla, sa productrice à côté, bouche pincée de petite bourgeoise, n'a pas pu en placer une. Elle nous a assommé.
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La, c'était juste le matin. L'après midi, après avoir bouffé coréen, j'ai pu digéré devant d'autres candidats. J'avais renoncé depuis longtemps à ce rêve de voir un jeune réalisateur s'effondrer à nos pieds et nous supplier de co-financer son film. Même le jury était unanime, pas une seule engueulade (malgré les efforts répétés de chiantitude, de la part de la syndicaliste).
Passé 16h00, les neurones fatigués de concentration ont commencé à quitter le boulot plus tôt que nous et quelques blagues nullardes ont fusées. De la part de la syndicaliste bien sûr, qui en faisant l'amalgame entre les autocollants à l'effigie de la commission du film et le papier toilette, n'a pas récolté les rires escomptés. Loin de la.
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Voila donc, comment ça se passe dans les commissions de films. Tendance des scénarii: un peu d'adolescence tourmentée (pléonasme, diront les anciens boutonneux), une lichette de blessure familiale, et puis au moins un mort à l'horizon.
Et puis, on reste poli avec les syndicalistes, même s'ils font des blagues à la con.
Cet article était à prendre au second degré, bien entendu, ceux qui me connaissent bien savent que je ne suis qu'une fleur douce et éloignée de tout sadisme.
Comme je l'ai déja dit plusieurs fois, je suis donc stagiaire dans une commission de film. Jusqu'à fin mars. Entre autres choses, je vais sur les tournages de films que ladite commission a aidés financièrement (après avoir pré-selectionné des scénarii et auditionné les réalisateurs/ producteurs candidats - un petit compte-rendu ici). Et je fais des interviews, des reportages sur place pour leur site internet (que je ne révélerais pas, pour une question d'anonymat).
Hier, c'était un court-métrage tourné sur une portion de nationale déserte au milieu de nulle part. Pour y aller, nous avons du faire une heure de route, avec Féo, ma collègue, ma walkyrie, et notre boss. C'est lui qui conduisait. Il était bougon. Comme souvent. Quand il conduit en étant bougon, notre boss émet un soupir poussif toutes les trente secondes, s'asseoit sur les limitations de vitesse, mange et téléphone en conduisant. Une expérience excitante pour tous ceux qui rêvent de mourir en voiture. Au retour, il ne conduisait plus mais il avait décidé de passer en boucle dans l'autoradio Georges Moustaki. Il nous en voulait, visiblement.
Nous sommes malgré tout arrivés sains et sauf sur le lieu de tournage. Pas de star cette fois mais bon, comme on est pas des midinettes non plus, on s'en fout. Passée la déception de constater que la scène de nu, que j'avais repéré dans le scénario, n'était pas prévue pour ce jour-la, je me suis résolu à faire mon travail consciencieusement.
Heureusement, il y eut quelques consolations. Le court-métrage parle d'un chauffeur de taxi (qui n'était pas interprété par Samy Nacéri, ce qui nous a évité un coup de cendrier dans la gueule) témoin d'une scène de ménage puis de chaudes réconciliations d'un couple, à l'arrière de son véhicule.
Au cinéma, quand on filme une bagnole, on utilise généralement une voiture travelling (la photo en haut en est une illustration). C'est à dire que la voiture filmée est en fait immobilisée sur une sorte de camion qui, lui, roule, ce qui donne une impression de mouvement à la voiture filmée. La caméra étant placée sur cette voiture-travelling (je sais pas si je suis clair, la).
Bref, le premier assistant réal m'ayant gentiment proposé de faire un tour sur cette voiture travelling, j'y suis allé gaiement. C'est très sympa. On est au plus près de la mise en scène. Et puis, comme on est à l'air libre, on peut tranquillement se prendre le vent dans la gueule (en plus de deux ou trois moucherons qui traineraient dans le coin). Et attraper froid, comme ce fut le cas pour moi.
Avec Féo, nous avons aussi pu faire de la figuration. L'équipe du film avait besoin de véhicules chargés de rouler derrière le fameux taxi (et donc d'apparaître à l'écran). On a accepté. C'est elle qui conduisait. Une assistante nous avait dit de ne pas doubler. Nous sommes restés derrière. Mais le premier assistant, qui était debout sur la voiture-travelling ne cessait de nous faire des signes pour nous demander de doubler, justement.
- Il me fait signe de doubler, la, non?
- Mais non, l'assistante t'a dit de pas doubler
- Oui, mais il me fait des signes, la
- Mais non, c'est pour la voiture derrière nous
- T'es sur?
- Non
- Bon, je double ou pas?
Finalement, on a doublé. Les spectateurs du film pourront donc peut-être voir deux abrutis en train d'hésiter à doubler, à l'arrière-plan. Ah, elles sont belles les commissions de films, tiens!
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