Le dernier film de Darren Aronofsky sort ces jours-ci en DVD - d'où l'intérêt d'alimenter cette rubrique qui mourrait tranquillement en silence, dans son coin, sans un bruit, sans un mot, sans un...
Bref.
Aronofsky, c'est le réalisateur de Pi et surtout de Requiem for a dream. Si, comme moi, ce dernier film vous a collé un inoubliable uppercut, alors vous attendiez
certainement The fountain avec impatience.
Pour moi, la déception est nette.
Fountain, je ne boirais pas de ta water disait le poète, en discutant brushing et mise en pli avec Mia Frye.
Celle d'Aronofsky - la fountain, pas la mise en pli - je ne la goûte que modérément.
J'aime bien faire des interludes, je vais la faire tout de suite.
En parlant franglais...l'autre jour, j'ai vu le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez essayer de faire "jeune" chez Ruquier en parlant franglais. "Ecouter Amel Bent, ça me
redonne le booster" disait-il.
Quand on est com', on est con, chantait Brassens, il avait bien raison.
Donc The Fountain se déroule à trois époques différentes mais tourne toujours autour du même thème: la vie éternelle et par ricochet la triste condition humaine mortelle.
Trois hommes - qui ne font qu'un (interprétés par Hugh Jackman) - cherchent à défier la mort et atteindre, donc, l'éternité sur Terre - ce qui passe par une communion avec la nature.
Beau sujet, belle musique et jolies images. N'empêche qu'Aronofsky a fumé un pétard et pas moi. Je suis donc resté en dehors de ce spectacle plastique très léché, tellement léché qu'il se
contemple plus qu'il ne se ressent. Et finit par friser l'ennui.
On passe à The Host, disponible à la location mais en septembre à la vente.
Les coréens sont décidément très bons dans le fantastique (avez-vous vu le film terrifiant Deux soeurs? Non? Allez-y de ma part, vous demandez "trouille bleue" et ils vous indiqueront le
chemin).
Ici, on n'est pas loin d'une resucée de Godzilla - en bien. La négligence de deux chercheurs scientifiques qui prennent le fleuve pour une poubelle donne naissance à un gigantesque monstre
qui aime beaucoup dévorer les humains.
Tu l'as vu? Qui? Mon Nicolas Hulot. Oui, on l'a bien compris le discours écolo sur les dangers de la pollution. C'est toujours bon à prendre mais pas autant que le brio de la mise en scène.
L'irruption du monstre dans le quotidien se traduit par une irruption à l'écran, spectaculaire et très réussie - niveau ambiance mais aussi question effets spéciaux.
Au milieu du film, le rythme ramollit un peu mais The Host reste un divertissement très efficace. En DVD, autour d'une pizza, ça doit rebooster la soirée comme dirait Laurent Wauquiez.
Ce con.


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