Zodiac

Publié le par Tibo

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Passionné par la carrière de Francis Huster, David Fincher a décidé d'adapter le célèbre téléfilm de TF1 et...non, c'est pas vrai.

Je reprends.

David Fincher est un excellent cinéaste, l'un des meilleurs. Chacun de ses précédents films le prouve - et même quand le scénario est légèrement léger (exemple: Panic Room), sa mise en scène épate par sa virtuosité.

Dans Zodiac, tout est au diapason.Mais différent de ce qu'a fait Fincher jusque là. Adapté d'une histoire vraie, le film suit la traque d'un tueur en série à partir de trois points de vue qui s'alternent: un journaliste porté sur l'alcool et la fumette, son collègue dessinateur aussi innocent qu'un scout et un flic très éveillé. Trois personnages dont le grand charisme n'a d'égal que celui des acteurs qui les interprètent (respectivement Robert Downey Jr, Jake Gyllenhaal et Mark Ruffalo).

 

Alors là, vous vous dites, tiens un tueur en série, ça me rappelle quelque chose, il nous referait pas le coup de Seven, le pépère là? Et bien non. Il aurait même tendance à en prendre souvent le contre-pied. Face à la noirceur urbaine permanente de Seven, Zodiac préfère le cadre lumineux et musical des années 70 (avec rouflaquettes en prime, monsieur).L'une des scènes de meurtre est d'ailleurs éloquente de ce point de vue. On y voit un couple se faire massacrer en plein jour, au bord d'un très beau lac - on est loin des appartements sinistres plongés dans la pénombre de Seven. Mais c'est tout aussi efficace.

Parlons-en des scènes de meurtre: elles se comptent sur les doigts d'une main. Mais leur rareté amplifie leur puissance, digne des meilleurs films d'horreur (pour l'ambiance, pas pour le gore, qui est évité). En général, dès le début de la séquence, on sait que la boucherie va arriver à grands pas. Mais Fincher prolonge l'attente de l'agression - notamment en jouant avec les allers-retours du tueur véhiculé auprès de sa victime. Redoutable.

 

Oh oh, je t'ai vu toi là-bas, près du radiateur, en train de ronchonner et dire "ouais, enfin quand même, le film dure 2h32". C'est vrai. Mais figurez-vous qu'on ne s'ennuie pas une seconde - l'enquête menée étant passionnante. Et si sa résolution (partielle) peut s'avérer abrupte, elle n'enlève rien à la qualité du film. Malgré l'absence poignante de Francis Huster.

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Publié dans Cinéma

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S
Pas encore vu. Sans doute le WE prochain... Biz.
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L
Merci à Kolia pour m'avoir dirigée dan son dernier film heu... Vers ton site voulais-je dire, j'ai beaucoup ri :o)
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K
Ah bah bravo, t'as mis toutes les blagues sur Francis Huster que je voulais faire!Très bon film, au demeurant.
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C
je ne lis pas l'article, je vais voir le film à 13h!!! bon festival et j'espère que tu nous ramèneras des infos croustillantes, ça changera de la politique!
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T
Oui, je raconterai tout!