Cannes selon Feo

Publié le par Tibo

Ceux qui me lisent régulièrement connaissent un peu Feo, 24 ans et demie, une walkyrie de la Commission de Film. Figurez-vous que celle-ci était à Cannes après avoir gagné un concours, avec d'autres jeunes de France et d'Europe. Aux frais du Ministère de la Jeunesse et des sports. ...Voici son résumé du Festival...

"Le festival avait débuté depuis 3 jours quand j’ai débarqué, dimanche 21 au matin, pas très fraîche suite à mes dix heures de train couchette. A la gare de Cannes, une gentille dame du CRIJ de Nice m’attendait. Elle m'a remis mon accréditation, puis m'a conduit à mon hôtel où j'ai pu déposer mes 30 kilos de bagages et prendre la douche tant fantasmée pendant les longues heures de train.

 

 

 

Etant donné que nous étions deux seulement à arriver le matin, nous avons tout de suite pu entrer dans le vif du sujet, puisque nos organisateurs nous avaient réservé 2 places pour Nos voisins les hommes (Over the Hedge, sortie annoncée pour début juillet dans les salles), le nouveau film d’animation des studios Dreamworks. La semaine a donc bien commencé, une montée des marches (oui, oui, les rouges !) et quelques éclats de rire à peine deux ou trois heures après notre arrivée.

 

 

 

Il faut savoir deux ou trois choses à propos du fonctionnement du Festival de Cannes. Il y a la compétition officielle, celle dont on parle partout, et qui se déroule dans le Grand Palais. Mais il y a aussi les autres compétitions et programmes parallèles : Un Certain Regard, la Quinzaine des Réalisateurs, la Semaine de la Critique, les Cinémas du Monde, les films officiels mais Hors Compétition (dont faisait partie Nos voisins les hommes), les programmes de courts-métrages en compétition ou pas, etc. Le tout est éparpillé dans différentes salles, disséminées un peu partout à proximité de la Croisette.

 

 

 

Avec notre accréditation, on pouvait rentrer absolument partout, y compris au Marché du film (où producteurs et exploitants font du business toute la journée). Mais pour voir les films de la sélection officielle, au Grand Palais, malgré l’accréditation, il faut des invitations. Alors après c’est au choix : soit on passe toute sa journée à faire la queue ou à mendier des places pour le film du soir, soit on préfère aller voir des films des autres sections dans la journée, des films qu’on n’aura certainement jamais l’occasion de revoir car il ne connaîtront pas de sortie dans les salles françaises, et l’on fait confiance à son étoile pour trouver des invitations et monter les marches du Grand Palais.

 

 

 

J’ai choisi la deuxième option. Mon but était de voir un maximum de films d’horizons différents. Et bien sûr, de temps en temps, d’en voir quelques uns de la sélection officielle quand l’occasion se présentait. Et je dois dire que j’ai eu de la chance, parce que l’occasion s’est souvent présentée ! En fait, je connaissais quelqu’un qui connaissait quelqu’un qui avait toujours plein de places (c’est comme ça que ça marche, Cannes)…  Je me suis donc retrouvée à plusieurs reprises à sauter dans le premier taxi pour aller vite vite me changer et à arriver in extremis pour la montée des marches du soir. Il y a même eu une fois où on m’a appelée au dernier moment pour me dire que j’avais une place pour la montée pour Marie-Antoinette, à la séance où assistaient Sofia Coppola et Kirsten Dunst pour ne citer qu’elles. On m’a donc prêté une robe (un tantinet trop serrée) et des chaussures de soirée, et c’est à peine coiffée, un chouilla maquillée et surtout très mal à l’aise que j’ai monté les marches rouges pour le blockbuster de la sélection 2006. Mais ces détails là, on les oublie. On sait que ce n’est que « paillettes », glamour et que c’est l’un des aspects les plus superficiels du septième art, il n’empêche que c’est impressionnant : la lumière, les flashs, les hurlements des photographes et des badauds, la musique a tue-tête, le commentateur, etc. Pendant disons 3 minutes, on se prête au jeu, on se tient bien droit, on prie pour ne pas trébucher, et on monte les marches en souriant béatement.

 

 

 

J’ai beaucoup aimé Le Caïman de Nanni Moretti, l’Ami de la famille de Paulo Sorrentino et La raison du plus faible de Lucas Belvaux. Mais j’ai adoré Suburban Mayhem, film australien de Paul Goldman présenté à Un Certain Regard, et j’ai été absolument bouleversée par United 93 de Paul Greengrass, présenté en sélection officielle hors-compétition, qui retrace en temps réel l’histoire de l’avion qui n’a pas atteint sa cible un certain 11 septembre 2001.

 

 

 

J’aurai encore beaucoup de choses à raconter, mais cet article est déjà bien assez long. Tibo m’a demandé de rédiger un petit compte-rendu, pas un roman…

Feo

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Publié dans Cinéma

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S
Jolie photo...On se focalise tellement dessus qu'on en oublie de lire le texte :p
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A
Bel article
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N
YEAH !
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S
Ca devait être quelque chose ! Merci pour ce compte rendu (on s'y croyait... j'ai même failli me tourdrela cheville lors de la montée des marches lol). Biz.
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F
Non mais lol quoi la photo !!!! :D
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T
Ben quoi?