Le cas Lang

On continue le tour d'horizon des "présidentiables" socialistes.
Aujourd'hui, Jack, l'incompris.
Voilà des mois qu'il affirme vouloir se présenter en tant que candidat socialiste, qu'il ira "jusqu'au bout", que sa décision est "irréversible"...Rien à faire, on ne le croit pas.
On ne l'y voit pas.
On s'est habitué au Lang ministre de la Culture puis au Lang invité des plateaux TV. On a fini par le classer dans la même catégorie que Dave, Francis Lalane ou Frank Dubosc. Le même qu'on invite aux émissions quand personne d'autre n'est la. Il fait partie du PAF. On s'attend à le voir cuisiner un lapin à côté de Joël Robuchon, bouffer des mygales à Fort Boyard ou répondre "C'est mon dernier mot, Jean-Pierre" à Qui veut gagner des millions?"...Mais pas à l'Elysée.
Rien à faire, dès qu'il parle, on pense à une imitation de Laurent Gerra (et du coup, on zappe).
Il n'est pas antipathique, à-priori mais sans doute a-t-il une responsabilité dans cette non-crédibilité. Faut dire aussi qu'il a annoncé ses intentions présidentielles dans Voici. Ya mieux. Bon, c'est plus joyeux que Jospin qu'avait envoyé un fax aux journalistes imprimé sur une boîte de Prozac, pour les mêmes intentions, mais vraiment, c'est pas sérieux.
Et pourtant, il se donne du mal. Depuis un an, le petit pépère a sorti plus de bouquins que Ségolène Royal n'en a lu dans toute sa vie. "Vaincre le chomage", "vers la sixième république"...Brassant tous les thèmes possibles et imaginables (les impôts, l'International, les Institutions, l'Environnement...), il accumule pour montrer qu'il a des idées mais on attend encore son "Vaincre la cellulite" et le non moins attendu '"Vers le choléstérol zéro".
Mais malgré tout, on l'aime bien au village, Jack Lang. Surtout depuis que Régine se fait rare.