Zidane

Je ne suis pas un spécialiste de foot. Loin de la. Mais j'ai suivi avec attention le Mondial (comme le précédent d'ailleurs) et je me suis pris au jeu. Le soir de la finale, moi aussi, j'ai souhaité ardemment la victoire de la France, histoire d'aller faire la fête dans les rues et histoire que la presse internationale qui adore s'essuyer les pieds sur nous ferme sa gueule.
On connaît la suite.
J'aime beaucoup Zidane (j'aime beaucoup Thuram aussi). Et sa sortie d'artiste fut catastrophique. Violence, carton rouge, défaite: le gros lot, et avec ça ma p'tite dame, qu'est-ce que je vous mets?
C'était triste. On les attendait sans grand espoir, ses explications. On se doutait que Materazi (ou Mazerati, j'oublie tout le temps son nom et puis je m'en fous) n'avait pas été classe, cette grande andouille qui prétend dans la presse ne pas connaître le sens du mot "terroriste" et qui est salué par des millions de grandes andouilles en ce moment même comme un héros.
Et puis les explications de Zidane sont venues. Et finalement, maintenant que je les ai entendues de sa bouche, je trouve que sa sortie ne pouvait pas être plus belle.
Qu'a-t-il dit, finalement?
Que le foot, la Coupe du Monde, la gloire, le fric, tout ça, c'est formidable mais qu'on ne transige pas avec ses valeurs. Autrement dit, si tu touches à ma famille, j'te fous ma tête dans le thorax et je ne regrette rien.
Il avait raison. Vive Zidane.
Et si enfin, on se décidait à ne plus tolérer les insultes sur les terrains de sports (en particulier, les insultes racistes)? Si enfin, on décrétait qu'il n'y a pas de fatalité de la connerie dans les stades. Ce ne serait pas de trop et ce ne serait pas trop tôt.